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RCA: des Centrafricains rendent hommage à Bob Marley à Bangui

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l'artiste Bob Marley

Par Jolidon TCHECKOE

Bangui 12 mai 2026—(Ndjoni Sango): Ce lundi, les amoureux du reggae et de la culture rasta en Centrafrique commémorent le 11 mai, date anniversaire de la mort de Bob Marley, de son vrai nom Robert Nesta Marley, décédé le 11 mai 1981 à Miami. Plus qu’un musicien, il demeure un symbole universel de paix, de résistance et d’unité.

Le 11 mai 1981, Bob Marley s’éteignait à l’âge de 36 ans des suites d’un cancer. Depuis, cette date est devenue un moment de mémoire pour les admirateurs du roi du reggae à travers le monde. En Centrafrique comme ailleurs, les radios rediffusent ses titres mythiques tels que No Woman No Cry, Redemption Song ou One Love, tandis que des jeunes organisent concerts, débats et séances d’écoute.

Né le 6 février 1945 à Nine Mile, en Jamaïque, Bob Marley a transformé le reggae en véritable instrument de conscientisation. Avec The Wailers, il chante l’injustice, la colonisation mentale et l’espoir d’émancipation. Des morceaux comme Get Up, Stand Up, Zimbabwe ou War dénoncent l’oppression et appellent à la liberté des peuples africains et de leur diaspora.

Fervent adepte du mouvement rastafari, il popularise les idées de Marcus Garvey et de Haïlé Sélassié Ier autour de l’unité africaine, du retour aux racines et de la foi en un avenir meilleur. En 1978, lors du One Love Peace Concert, il réunit sur scène les dirigeants jamaïcains Michael Manley et Edward Seaga dans un geste fort de réconciliation. Deux ans plus tard, il interprète Zimbabwe lors des célébrations de l’indépendance du Zimbabwe.

À Bangui, Berbérati ou Bambari, cette journée résonne particulièrement chez les adeptes du reggae. Habillés aux couleurs vert-jaune-rouge, de nombreux rastas centrafricains se rassemblent pour porter un message de paix et de fraternité. Pour une partie de la jeunesse, Bob Marley incarne une école de dignité : refuser la guerre, dénoncer la corruption et croire en ses propres capacités.

Les studios et sound systems de quartier diffusent des mixes spéciaux, tandis que des groupes locaux comme Zokela ou Musiki reprennent certains classiques en sango.

Quarante-cinq ans après sa disparition, Bob Marley continue d’inspirer plusieurs générations. Dans un monde marqué par les conflits et les divisions, son message demeure d’actualité : « Emancipate yourselves from mental slavery, none but ourselves can free our minds ». En ce 11 mai, la Centrafrique rappelle ainsi que la musique peut être un puissant vecteur de paix et d’espoir.