Par Alfred RONYS YEMETCHIPA
Bangui 26 juin 2026 – (Ndjoni Sango) – Quelques années seulement après sa réhabilitation, la rue Madou dans le 5èmearrondissement de Bangui présente déjà d’importants signes de dégradation. Cette situation suscite de nombreuses interrogations sur la qualité des travaux réalisés et relance le débat sur la durabilité des infrastructures routières en République centrafricaine.
Les fissures et autres dégradations visibles sur cette voie, censée améliorer la mobilité urbaine et soutenir le développement de la capitale, alimentent les inquiétudes des usagers et des observateurs. Pour beaucoup, cet état de fait illustre les difficultés persistantes auxquelles le pays est confronté dans la réalisation d’infrastructures capables de résister à l’épreuve du temps.
Les travaux de réhabilitation avaient été confiés à une entreprise indienne dans le cadre du budget prévu pour le projet. Toutefois, la détérioration rapide de la chaussée soulève des interrogations sur la qualité des matériaux utilisés, les méthodes d’exécution des travaux ainsi que l’efficacité des mécanismes de contrôle technique et de suivi mis en place durant et après le chantier.
Au-delà du cas de la chaussée Madou, cette situation remet au centre des préoccupations la politique de construction et d’entretien des routes en République centrafricaine. La dégradation précoce d’infrastructures récemment réalisées oblige régulièrement les pouvoirs publics à mobiliser de nouveaux financements pour des travaux de réhabilitation, au détriment d’autres secteurs prioritaires du développement.
Selon plusieurs spécialistes du secteur des travaux publics, une amélioration durable passe par le renforcement des contrôles techniques, une supervision rigoureuse des chantiers et l’application stricte des normes de construction.
Ils estiment que la qualité d’une infrastructure ne doit pas être appréciée uniquement au regard de son coût de réalisation, mais aussi de sa capacité à assurer un service fiable pendant de nombreuses années.
La situation de la chaussée Madou apparaît ainsi comme un nouvel exemple des défis auxquels le pays reste confronté en matière d’investissements publics. Elle remet en lumière la nécessité de construire des infrastructures plus durables, répondant efficacement aux besoins de la population et permettant une utilisation optimale des ressources publiques.









































