Par Erick NGABA
Bangui 30 juin 2026 –(Ndjoni Sango): Une nouvelle tentative de déstabilisation de la République centrafricaine a été déjouée dans l’extrême nord-est du pays. Tôt dans la matinée du 30 juin, la localité stratégique d’Am-Dafok, dans la préfecture de la Vakaga, a été la cible d’une attaque menée par des groupes armés opérant depuis le territoire soudanais. Face à cette agression, les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par la MINUSCA et leurs alliés russes, ont rapidement repris l’initiative, rétablissant le contrôle de la situation.
Selon un communiqué de l’État-major général des FACA, signé par le Général Zéphirin Mamadou, les assaillants ont lancé leur offensive aux environs de 4h30 avant de tenter de se replier vers le Soudan. Cette attaque illustre, une fois de plus, les conséquences directes de l’instabilité qui prévaut au Soudan voisin, où des groupes armés profitent du vide sécuritaire pour installer des bases de repli et mener des incursions contre le territoire centrafricain.
La riposte des forces gouvernementales n’a pas tardé. Une opération de sécurisation a été immédiatement déclenchée, combinant des moyens terrestres et une frappe aérienne conduite par les FACA avec le soutien de leurs alliés russes. Cette intervention a contraint les assaillants à battre en retraite vers la frontière soudanaise, où, selon l’armée, ils se seraient dispersés parmi les populations civiles afin d’échapper aux opérations de poursuite.
Au-delà de l’incident, cet épisode met en lumière les défis persistants auxquels la République centrafricaine est confrontée dans la sécurisation de ses frontières. Am-Dafok constitue un point particulièrement sensible, la frontière entre les deux pays traversant directement cette localité. Cette réalité géographique favorise depuis plusieurs années les mouvements transfrontaliers des groupes armés qui exploitent les failles du contrôle territorial.
L’État-major assure toutefois que des mesures sont déjà en cours pour renforcer durablement le dispositif militaire dans cette zone stratégique. L’objectif affiché est clair : empêcher que la crise soudanaise ne continue d’alimenter l’insécurité sur le territoire centrafricain et préserver les acquis enregistrés ces dernières années dans le rétablissement progressif de l’autorité de l’État.
Les autorités militaires insistent également sur la coordination étroite entre les FACA, la MINUSCA et les partenaires engagés aux côtés de la République centrafricaine. Cette coopération, soulignent-elles, demeure un levier essentiel pour répondre rapidement aux menaces sécuritaires et protéger les populations civiles.
Alors que les opérations de ratissage et de surveillance se poursuivent dans le secteur, l’État-major se veut rassurant : la situation est désormais jugée stable et sous contrôle. Les habitants d’Am-Dafok et des localités environnantes sont invités à garder leur calme, à poursuivre leurs activités habituelles et à transmettre toute information susceptible de contribuer à la sécurité de la région.
Cette nouvelle attaque rappelle que, malgré les progrès réalisés dans la restauration de la sécurité nationale, les menaces demeurent réelles aux frontières du pays. Elle souligne également l’importance d’un dispositif militaire réactif et d’une coopération opérationnelle renforcée pour faire face à des groupes armés qui continuent d’exploiter les crises régionales afin de tenter de déstabiliser la République centrafricaine.







































