Par Marly PALA
Bangui 5 octobre 2026 – (Ndjoni Sango) : À Sibut, dans la préfecture de la Kémo, des jeunes filles et garçons réunis en groupements passent de la formation à l’action entrepreneuriale. Après avoir été formés aux activités génératrices de revenus dans le cadre du projet Capital humain Maïngo, ils ont commencé à développer leurs activités commerciales afin de renforcer leur autonomie financière et subvenir à leurs besoins.
Issus notamment de l’AJEC, ces jeunes ont bénéficié d’un accompagnement portant sur l’élaboration de plans d’affaires. Après validation de leurs projets et réception des subventions, ils ont engagé leurs premières activités dans plusieurs domaines, notamment la vente de produits alimentaires, de pagnes et de produits vivriers.
Au village Boubou, Chimène Nago, membre du groupement Wali Gbou Ngangou, a choisi de se lancer dans la vente de beignets. Après plusieurs mois d’attente, elle se réjouit désormais de pouvoir concrétiser son projet et espère développer progressivement son activité afin de générer des revenus durables.
Dans le village Bokengué, toujours à Sibut, le groupement Maboko na Maboko, dirigé par Ghislain Malembeti, s’est orienté vers la commercialisation des pagnes et des produits vivriers. Pour son président, cette initiative répond notamment à un besoin identifié dans la localité, où l’offre commerciale reste limitée dans ces secteurs.
Il salue l’accompagnement du projet Maïngo et appelle les pouvoirs publics à accorder davantage d’attention aux jeunes déscolarisés et sans emploi vivant dans les villes de l’intérieur du pays.
Ces initiatives s’inscrivent dans la capitalisation des acquis du projet Maïngo, déployé à Bangui et dans plusieurs villes de la République centrafricaine. À travers les espaces sûrs et les clubs, les bénéficiaires sont formés dans différentes filières professionnelles avec pour objectif de favoriser leur réinsertion, leur autonomisation et leur inclusion financière.









































