Par Alfred YEMETCHIPA
Rabat 5 octobre 2026 – (Ndjoni Sango) : Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’histoire politique du Maroc avec la désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Cheffe du gouvernement. Coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre 2026, elle a été chargée de former le nouveau gouvernement.
Cette nomination constitue une première dans l’histoire du Royaume. Elle marque l’accession d’une femme à la tête de l’Exécutif marocain et s’inscrit dans une dynamique d’émancipation et de renforcement de la présence des femmes dans les sphères de décision.
Depuis l’accession au Trône du Roi Mohammed VI en 1999, plusieurs réformes ont contribué à faire évoluer le statut juridique, politique et institutionnel des femmes marocaines. La réforme de la Moudawana en 2004constitue notamment une étape importante de cette évolution. Elle a introduit des changements concernant la responsabilité familiale, l’âge légal du mariage, la polygamie, le divorce et la tutelle matrimoniale.
Cette dynamique s’est également traduite par l’accès progressif de femmes à des fonctions de haute responsabilité dans l’administration, la diplomatie et les institutions de l’État. Des Marocaines ont ainsi été nommées à des postes diplomatiques de premier plan et à des responsabilités stratégiques.
La présence féminine au sommet de l’État s’est notamment illustrée avec Zoulikha Nasri, première femme conseillère du Roi, dont le parcours a symbolisé l’intégration de l’expertise féminine dans les sphères de décision.
La désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri apparaît ainsi comme une nouvelle illustration de cette évolution institutionnelle. Elle ouvre désormais une nouvelle séquence politique pour le Maroc, avec une femme appelée, pour la première fois, à conduire l’action gouvernementale.







































