RCA: la visite du président portugais sans lien avec l’affaire Joseph Figueira, selon le porte-parole de la présidence

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Albert Yaloké Mkpème, Ministre conseiller et porte-parole de la Présidence centrafricaine @crédit photo Jolidon Tcheckoé
Albert Yaloké Mkpème, Ministre conseiller et porte-parole de la Présidence centrafricaine @crédit photo Jolidon Tcheckoé

Par Jolidon Josiana Tcheckoe

Bangui 28 février 2026 — (Ndjoni Sango) : La présence à Bangui du Président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, ne concerne nullement le dossier du détenu portugais Joseph Figueira. C’est la précision apportée ce samedi 28 février 2026 par le Ministre conseiller et Porte-parole de la Présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpem, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel La Luna à Bangui.

Selon le Porte-parole, cette visite d’État s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations d’amitié et de coopération entre le Portugal et la République centrafricaine. Il a souligné le caractère historique des liens entre les deux pays et rappelé les échanges réguliers entre le Président centrafricain, le Professeur Faustin-Archange Touadéra, et son homologue portugais.

« Le Portugal est un ami de longue date pour la Centrafrique. Le Président Marcelo Rebelo de Sousa est venu à plusieurs reprises à Bangui et apprécie notre pays. Il a également invité le Chef de l’État centrafricain à se rendre au Portugal, mais les agendas respectifs n’ont pas toujours permis de concrétiser ce déplacement », a déclaré Albert Yaloké Mokpeme.

Concernant le cas de Joseph Figueira, le Porte-parole a rappelé que ce dernier a été condamné par la justice centrafricaine pour des faits liés à des actions de déstabilisation et de soutien à des groupes armés. Il a insisté sur le fait que cette affaire relève exclusivement de la souveraineté judiciaire nationale.

Ainsi, la visite du Président portugais est présentée comme une mission de travail et de coopération, à l’instar d’autres chefs d’État de l’Union européenne ayant effectué des déplacements à Bangui.

Elle vise, selon les autorités centrafricaines, à témoigner des avancées enregistrées en matière de paix et de stabilité dans le pays, et non à intervenir dans le dossier judiciaire du ressortissant portugais.