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RCA: la prise de pilules en cachette par des mineures, un risque majeur pour leur santé

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Pilules contraceptives
Pilules contraceptives

Par Jolidon TCHECKOE

Bangui 26 juin 2026 – (Ndjoni Sango): À Bangui, des professionnels de santé s’inquiètent d’un phénomène de plus en plus préoccupant : des adolescentes, parfois âgées d’à peine 13 ans, prennent des pilules sans l’accord ou la connaissance de leurs parents, souvent pour faire face à une grossesse non désirée ou sous l’effet de pressions sociales. Une pratique qui expose ces jeunes filles à de graves risques pour leur santé.

Selon plusieurs acteurs de la santé, certaines adolescentes se procurent des comprimés sur les marchés ou auprès de vendeurs non autorisés, sans connaître leur composition, leur dosage ni leurs effets secondaires. Cette automédication peut entraîner des complications parfois irréversibles.

Les spécialistes mettent en garde contre les risques d’hémorragies, d’infections graves, d’infertilité, de réactions toxiques et, dans les cas les plus sévères, de décès. Ils rappellent que le corps d’une adolescente est particulièrement vulnérable et que toute prise de médicament sans avis médical peut avoir des conséquences dramatiques.

Les professionnels de santé soulignent également l’importance de renforcer l’éducation sexuelle et reproductive auprès des jeunes. Ils rappellent que les préservatifs constituent un moyen efficace de prévenir à la fois les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles (IST), contrairement à certaines pilules qui ne protègent pas contre ces maladies.

Face à cette situation, médecins et organisations de santé insistent sur la nécessité de briser le silence. Ils encouragent les adolescentes confrontées à une grossesse ou à des difficultés liées à leur santé sexuelle à se confier à un adulte de confiance — parent, proche ou conseiller — et à consulter un centre de santé où elles peuvent bénéficier d’un accompagnement adapté et confidentiel.

Les acteurs de la santé appellent également les familles à instaurer un dialogue ouvert avec leurs enfants afin de prévenir les comportements à risque. Pour eux, la meilleure protection repose sur trois piliers essentiels : une éducation adaptée, une écoute bienveillante et un accès facilité aux professionnels de santé.

Ils estiment qu’une meilleure information des jeunes et un accompagnement sans jugement permettront de réduire les risques liés à l’automédication et de préserver la santé ainsi que l’avenir des adolescentes centrafricaines.

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