Par Erick NGABA
Bangui 5 août 2026 —(Ndjoni Sango): Le commandant de brigade de Bambouti, Séverin Ketemalet, enlevé le 28 décembre 2025 par la milice locale Azandé Ani Kpi Gbè (AAKG), a réussi à s’échapper des mains de ses ravisseurs après près de huit mois de captivité. C’est une information révélée par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme RJDH citant le préfet du Haut-Mbomou.
A en croire le RJDH, le sous-officier de la gendarmerie est parvenu à prendre la fuite le 3 août 2026, alors qu’il participait, sous la contrainte, à une séance de formation de nouveaux recrues de la milice.
Les sources du RJDH indiquent qu’il était utilisé comme instructeur militaire afin de transmettre ses connaissances aux membres du groupe armé.
Selon toujours nos confrères du RJDH, le préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé, a confirmé l’évasion et annoncé le transfert imminent de l’ancien otage d’Obo vers Bangui pour une prise en charge appropriée.
D’après les premières informations relevées par nos confrères, Séverin Ketemalet présenterait d’importants troubles psychologiques consécutifs à sa longue période de captivité.
Le commandant de brigade figurait parmi les quatre personnes enlevées par la milice AAKG lors des événements du 28 décembre 2025 à Bambouti. Depuis plusieurs mois, ce groupe d’autodéfense, très actif dans le sud-est de la République centrafricaine, est accusé de nombreuses attaques contre les forces gouvernementales.
Après sept mois et vingt-cinq jours de détention, l’évasion de Séverin Ketemalet constitue un développement majeur dans cette affaire. Le sort des trois autres otages reste toutefois inconnu, suscitant de vives préoccupations quant à leur sécurité et à leur libération.









































