Le Cadre de Concertation tire la sonnette d'alarme sur le climat sécuritaire en Centrafrique

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Bureau Cadre de Concertation /@Eric Ngaba
Bureau Cadre de concertation /@Eric Ngaba
Bureau Cadre de concertation /@Eric Ngaba

Les membres du bureau du Cadre de Concertation du processus électoral s’inquiètent de la situation sécuritaire très précaire quant à la tenue des élections couplées en République centrafricaine. Cette configuration sécuritaire a été l’objet d’un entretien entre les Conseillers de cette structure de concertation et les professionnels des médias, le vendredi 13 novembre 2015, dans la salle de conférence de la Primature à Bangui.

La situation sécuritaire qui se dégrade de jour en jour dans la capitale et à l’intérieure de la Centrafricaine devient une préoccupation. De part et d’autres, les avis se font enregistrer sur la tenue avec assurance des scrutins dans le pays. Le cadre de concertation, étant organe de médiation, veut de se rassurer  d’un  climat propice pour l’organisation des élections fin 2015. Il interpelle les autorités de la transition et la MINUSCA à s’investir au plus vite possible pour sécuriser la population qui continue de tomber sous la balle des bondes armées qui règnent en maître dans le pays.

Aujourd’hui, cette question de sécurité refait surface avec les derniers évènements dramatiques qui sapent non seulement les efforts du gouvernement de restaurer l’autorité de l’Etat, d’asseoir les prémices du développement économique et de créer les conditions nécessaires à l’ordre constitutionnel, mais aussi d’assurer la sécurité avec l’appui de la MINUSCA de tous les citoyens sur le territoire national.

Pendant les deux journées d’enrichissement du chronogramme électoral de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), et du Code de bonne Conduite des 28 et 30 Octobre 2015, les trois composantes du Cadre de Concertation dont partis politiques, pouvoirs publics et Société civile y compris les candidats aux élections présidentielle et législatives ont affirmé que la sécurité reste et demeure la condition sine qua non de tenir le calendrier électoral proposé et enrichi et de réussir le scrutin qui se veut transparent, régulier, crédible et apaisé propre à la démocratie électorale et aux standards internationaux.

A juste titre, ils s’interrogeaient sur comment, sous les balles, l’ANE pourrait afficher la liste électorale, comment sous les balles et violences, les électeurs peuvent la consulter pour éventuel contentieux. Ils ont aussi remarqué les difficultés pour les candidats de mener leur campagne dans un cycle des violences hypothéquant la quiétude et la sérénité de leurs activités politiques et de la conquête du pouvoir et de légitimité représentative.

Pour les Conseillers du Cadre de concertation, la violence est incompatible avec les scrutins. La Mission a été donné au Cadre de Concertation de s’approprier de cette préoccupation et de la partager avec les acteurs impliqués dans le processus électoral au niveau national et international en vue d’une solution rapide, rigoureuse, adaptée ou négociée d’une sortie de crise sécuritaire.

« Ces questions du chronogramme et de la mise en œuvre de la sécurité des élections doivent devenir l’une des priorités de l’Action du Cadre de Concertation », a souligné les Conseillers.

Ils ont par ailleurs, réaffirmé leur volonté au respect du  délai fixé des élections du 27 décembre 2015 pour le premier tour et le 31 janvier 2016 pour le second tour. Car selon eux, le présent chronogramme est validé en unanimité avec le Cadre de concertation. Si le Cadre de Concertation, organe de régulation jouant le rôle d’arbitre, de médiateur et de pacificateur du processus en accord avec cette recommandation des Forces Vives de la Nation, se propose de partager sa stratégie de sécurisation du processus électoral

Cela dit, un préalable doit s’imposer à tous, sans sécurité assurée à un niveau d’échelle raisonnable et acceptable pour les électeurs et les candidats, le Cadre de Concertation ne donnera pas son accord pour la tenue des scrutins dans un environnement de violence, d’assassinat, de destruction des biens, enfreignant la liberté fondamentale d’aller et venir des citoyens éléments politiques et juridiques de l’exercice du droit de vote.

« La vigilance du Cadre de concertation est de mise à chaque instant. Car, il tient à appuyer fortement le Gouvernement et la Communauté Internationale pour l’activation d’un plan de sécurité concerté, inclusif et adapté » a intimé Claude LENGA, Président du Cadre de Concertation.

En outres ces préoccupation, les membres du bureau du cadre de concertation ont dénoncé la situation difficile que vit le Cadre de Concertation. Ils totalisent aujourd’hui 16 mois d’arriéré des indemnités et  ne disposent pas des locaux, alors que le budget de la structure a été voté par le Conseil national de Transition dans le budget de 2015.

C’est ainsi que dans leur communiqué de presse de la semaine dernière, les Conseillers du Cadre de Concertation ont sollicité les Forces Vives de la Nation et la Communauté Internationale d’entreprendre des démarches auprès du gouvernement de résoudre d’une manière juste, équitable et légale cette situation préoccupante du Cadre de Concertation.

Eric NGABA

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