Par Juste MBANGO
Bangui 30 avril 2026–(Ndjoni Sango): Des allégations préoccupantes émergent autour de la gestion de la prison de haute sécurité de Camp de Roux, où des téléphones portables circuleraient librement parmi certains détenus, dont des individus liés à des groupes armés.
Selon plusieurs agents pénitentiaires ayant requis l’anonymat, une quinzaine d’appareils seraient régulièrement introduits dans l’établissement, moyennant des paiements allant de 5 000 à 15 000 francs CFA. Ces téléphones permettraient à certains détenus de maintenir des contacts avec l’extérieur, en violation des règles de sécurité carcérale.
Des accusations visant la direction
Le directeur de l’établissement, le capitaine de gendarmerie Demba Donatien, est cité par des sources internes comme étant informé de ces pratiques, voire accusé de les tolérer. À ce stade, aucune procédure disciplinaire officielle n’a été annoncée à son encontre.
Ces accusations n’ont pas été confirmées publiquement par les autorités compétentes, et aucune réaction officielle du principal concerné n’a été rendue publique.
La situation suscite des inquiétudes en raison du profil de certains détenus incarcérés à Camp de Roux, notamment des membres présumés de groupes armés tels que la Coalition des patriotes pour le changement, les 3R ou encore l’UPC.
Des sources sécuritaires évoquent la possibilité que des communications depuis l’intérieur de la prison aient servi à transmettre des consignes opérationnelles à l’extérieur, notamment dans certaines zones du nord du pays. Ces informations restent toutefois à confirmer officiellement.
Sur la question, la MINUSCA indique « suivre la situation de près », sans fournir davantage de précisions à ce stade. Dans un contexte où des sanctions ont récemment été prises dans d’autres établissements pénitentiaires pour des faits similaires, l’absence de mesures visibles dans ce dossier suscite des interrogations au sein de l’opinion publique et des milieux judiciaires.
En attendant d’éventuelles enquêtes ou décisions officielles, la question de la sécurité au sein de la principale prison de haute sécurité de Bangui reste posée, tout comme celle de la responsabilité des acteurs impliqués.








































