Centrafrique: le FMI décaisse 16,3 millions de dollars et une augmentation de 15,5 millions de dollars

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Le Ministre des finances H.M Dondra et Samir Jahjah du FMI@Eric Ngaba.jpg
Le Ministre des finances H.M Dondra et Samir Jahjah du FMI@Eric Ngaba.jpg

Par Eric NGABA

Bangui 20 juillet 2017 (www.ndjonisango.net): 16,3 millions de dollars américains ainsi qu’une augmentation de 15,5 millions de dollars, c’est le montant du décaissement que le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé le 17 juillet dernier en faveur  de la République Centrafricaine. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de la 2ème revue de la Facilité Elargie de Crédit entre le gouvernement centrafricain et le FMI, fruit d’un travail consenti par le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra. 

L’accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit en faveur de la République centrafricaine a été approuvé par le Conseil d’administration le 20 juillet 2016  pour un montant d’environ 116,5 millions de dollars et 75 % de la quote-part de la République centrafricaine au FMI. L’augmentation du niveau d’accès porte le financement total approuvé est environ 132 millions de dollars et 85 % de la quote-part.

Le 17 juillet 2017, le Conseil d’administration de l’institution financière a achevé la deuxième revue de son accord conclu avec le gouvernement centrafricain. L’achèvement de cette revue ouvre la voie à un décaissement de d’environ 16,3 millions de dollars, portant le montant total décaissé au titre de l’accord à environ 51,2 millions de dollars.

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré que les résultats enregistrés dans le cadre du programme appuyé par la FEC ont été satisfaisants en dépit d’une situation sécuritaire difficile en Centrafrique.

D’après Monsieur Furusawa, la mise en œuvre soutenue du programme est essentielle afin de dégager la marge de manœuvre budgétaire requise pour les dépenses de développement, d’améliorer le climat des affaires et de promouvoir une croissance plus forte et plus inclusive.

«Les autorités ont adopté des mesures pour rationaliser la parafiscalité, accroître la transparence budgétaire et faire face aux déficits de recettes. La stratégie budgétaire va rester ancrée sur l’objectif de solde intérieur primaire. Le maintien et l’intensification des efforts destinés à mobiliser les recettes intérieures — notamment les recettes douanières — et à accroître la transparence budgétaire permettront de dégager une marge de manœuvre pour accroître les dépenses sociales et les dépenses d’équipement », a-t-il déclaré.

Le FMI a estimé que la mise en œuvre rapide du programme d’investissement du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) permettra de dynamiser les perspectives économiques. Compte tenu du risque élevé de surendettement, l’institution financière internationale a préconisé qu’il est essentiel que le pays continue de faire appel aux dons tout en limitant les emprunts, même à des conditions fortement concessionnelles.

L’assistance disponible doit être efficacement déployée vers les projets prioritaires afin d’accélérer la croissance économique, de créer des emplois et de combattre la pauvreté.

Il faut noter que la Facilité Elargie de Crédit est un mécanisme de prêt du FMI qui apporte un accompagnement soutenu à moyen ou à long terme sous la forme d’un programme dans le cas de problèmes persistants de balance des paiements.

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