RCA: Affaire Abdoulaye Miskine, le gouvernement en dialogue avec les juridictions tchadiennes

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Abdoulaye Miskine du FDPC lors des pourparlers de Khatoum en janvier 2019@ photo Erick Ngaba

Par Grace NGBALEO

Bangui 4 juin 2020– (Ndjoni Sango) : Placé sous mandat de dépôt à N’Djamena, le Gouvernement centrafricain réclame toujours l’extradition de Martin Koumtamadji, dit  Abdoulaye Miskine,  l’une des figures de la rébellion centrafricaine. Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 03 juin 2020, Ange Maxime Kazangui, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement centrafricain a réitéré la volonté du gouvernement  de voir  Abdoulaye Miskine  répondre de ses actes devant le peuple centrafricain.

Le fugitif Abdoulaye Miskine, leader du Front démocratique du Peuple centrafricain (FDPC), demeure dans la cible des juridictions centrafricaines et internationales. On lui reproche d’avoir violé l’accord de paix du 6 février 2019 avec le gouvernement dont il est l’un des signataires, et bien d’autres faisant l’objet des poursuites judiciaires.

«  Abdoulaye Miskine, qui avait été arrêté au Tchad, a été présenté à un juge d’instruction, et mis sous mandat de dépôt à N’Djamena. Vous savez aussi que le gouvernement centrafricain a écrit pour demander son extradition vers la Centrafrique. La position de la République du tchad est de vouloir le juger sur le sol tchadien  du fait d’exactions commises par lui sur les ressortissants tchadiens et des personnes vivant sur le sol tchadien. Il est demandé par la justice tchadienne, centrafricaine et celle de la Cour Pénale Internationale. Le gouvernement centrafricain reste en dialogue avec les juridictions tchadiennes pour faire prospecter notre demande d’extradition », explique le membre du gouvernement centrafricain.

Même si le gouvernement  centrafricain estime bien voir Abdoulaye  Miskine jugé sur son sol, celui-ci, ne forcera pas la main au gouvernement  tchadien  au cas où ,il n’extradait pas ce dernier, précise de nouveau Ange Maxime Kazangui.

« On ne peut pas forcer le gouvernement tchadien à extrader qui que ce soit, même si nous avons des accords de coopération judiciaire c’est-à-dire que si le sieur Abdoulaye Miskine n’était pas poursuivi par les autorités judiciaires tchadiennes, alors, en première intention, il se devrait de nous l’extrader, mais puisque eux- mêmes le poursuivent aussi, et puisqu’ils le détiennent, et c’est normal qu’ils se donnent donc la priorité pour pouvoir le juger par rapport à leurs concitoyens. Quand je dis que nous restons en contact, c’est parce que notre demande est légitime. Nous estimons qu’il faut qu’il réponde devant les Centrafricains, non pas seulement devant la justice tchadienne ».

Arrêtés en novembre 2019  au Tchad,  Abdoulaye Miskine et 3 de ses acolytes ont été présentés le lundi dernier à un juge d’instruction qui les a placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de N’djaména.

La justice tchadienne  les inculpe de deux infractions à savoir : direction et organisation de mouvement insurrectionnel et viol.

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