RCA: la Covid-19 et sa répercussion sur les paniers de la ménagère à Bangui

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Des vendeurs à la sauvette au mauché Pétévo à Bangui @photo Erick Ngaba

Par Christelle ADRISSE

Bangui 6 Juin 2020— (NDJONI SANGO) : Il est difficile ces temps-ci de manger à sa faim. Telle est la préoccupation de la population de la capitale centrafricaine. Dans presque tous les ménages de la grande ville, ces mêmes cas reviennent  à chaque fois. Le marché coûte énormément cher depuis l’avènement de cette pandémie de la maladie à Coronavirus en République Centrafricaine.

Bien évidemment, cette crise sanitaire n’a pas seulement atteint la santé de la population centrafricaine, mais elle a joué également sur les paniers des ménages. Beaucoup sont ceux qui ne mangent  plus à leur faim compte tenu de la cherté  des denrées alimentaires sur les marchés de la place.

Comme dans cette famille, habitant au quartier Fouh situé dans le 4ème arrondissement de Bangui, cette mère se plaint de la situation alimentaire dans son foyer :

« À l’heure actuelle, la nourriture ne suffit plus dans nos ménages. J’ai huit (08) enfants puis mon mari et moi-même, cela fait en tout 10 personnes. Mon mari est chauffeur de bus et moi je suis femme au foyer, avec 3000 FCFA.  Autrefois, on parvenait à manger à midi et le soir, mais c’est très difficile actuellement. Tout est cher sur le marché : La viande, les légumes, le poisson, et même la cuvette de manioc pour ne citer que ceux-là qui sont devenus extrêmement chers. On ne sait plus quoi faire pour rassasier nos familles», s’est-elle plainte.

Dans quelques marchés de la place, les commerçants vendent les aliments selon un prix d’entente. Prisca, une vendeuse de légumes au marché combattant :

« Il est difficile de trouver les légumes chez nos fournisseurs ces derniers temps. Souvent, on n’en trouve pas en quantité suffisante. Nous sommes une multitude de commerçantes à vouloir le même produit, ce qui fait que des fois, nous sommes obligées d’acheter à la petite quantité mais très coûteux pour revendre par la suite afin d’en tirer bénéfice. Puisque nous aussi nous sommes des parents d’enfants, nous devons également préparer pour ces enfants avec ces bénéfices », s’est-elle exclamée.

Rappelons que la pandémie de la maladie à coronavirus a entraîné également une crise socio-économique dès l’avènement de ce virus. A ce jour, plusieurs activités ont cessé, beaucoup sont ceux qui se trouvent au chômage partiel entraînant ainsi un problème de manque d’argent.

L’une des conséquences palpant, est que plusieurs familles en RCA traversent ces difficultés face à la fermeture des frontières qui ravitaillent le pays en produits de première nécessité.

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