RCA: braquage de 4 véhicules des humanitaires par le MPC plonge Bandoro dans la violence

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Centrafrique-Kaga-Bandoro-Ndjoni-Sango
Une vue de la ville de Kaga-Bandoro

Par Fiacre SALABE

Bangui 9 Juin 2020- (Ndjoni Sango) : Plus de 4 véhicules des ONG humanitaires ont été braqués hier par les éléments du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) basés à Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi. Ce braquage a failli plonger toute la ville dans un chaos sécuritaire.

Deux véhicules de l’ONG Solidarité Internationale, un du conseil Norvégien pour les réfugiés (NRC) et un autre pour la MINUSCA, ce sont là, les dégâts commis par les éléments du groupe armé MPC, signataire de l’accord de paix de Bangui.

Il était 7h du matin hier à 7Km des localités périphériques de la ville de Bandoro sur l’axe Grévaye, que ces événements de braquage de ces 4 véhicules des humanitaires ont eut lieu.

L’acte a été posé par les éléments du groupe armé du MPC, qui est signataire de l’accord de paix de Bangui, ayant des engagements vis-à-vis de ce fameux accord qui souffre encore de violation.

Selon les informations recueillies par la rédaction du journal Ndjoni Sango, les éléments du MPC de Mahamat Alkatim, qui étaient à l’origine de ces actes de braquage desdits véhicules, appartenant à ces ONG humanitaires dont Solidarité Internationale, NRC et la MINUSCA.

Suite au braquage, les responsables desdites ONG appellent le commandant de zone (Comzone) Ali Aba du MPC basé à Bandoro, pour des interventions de libération de ces véhicules.

Aussitôt, ce dernier s’était rendu sur place pour discuter de la libération des véhicules pris par ses éléments, lorsque les éléments du contingent Pakistanais étaient en pleine patrouille.

Arrivés sur les lieux en étant informés du l’acte de ce braquage, sans de quoi il s’agissait, ils ont procéder à une opération de force sur les parties en discussion pour la libération des véhicules pris part les éléments incontrôlés du MPC.

Aprrès leur opération, ils ont récupéré le Comzone du MPC Ali Aba, et quelques uns de ses éléments, à destination de la base de la MINUSCA, ce qui n’a pas du tout plu aux éléments de ce dernier.

Nonobstant les interventions supplémentaires des responsables des ONG humanitaires qui étaient sur les lieux, qui ont dû préciser aux Pakistanais que ce n’est pas le Comzone Ali Aba, le faussaire.

Contacté, le Préfet de la ville de Bandoro Mahamat Abdoulaye, s’était déplacé pour s’enquérir de la situation, ce qui fut fait. Informé de la situation, il s’était rendu aussitôt à la base de la MINUSCA pour demander la libération du Comzone Ali Aba, qui devrait aussi être soldée par la libération de ces véhicules braqués par les éléments incontrôlés du MPC.

Ce qui était fait, le Préfet Mahamat Abdoulaye a finalement reçu à libérer ce dernier des mains du contingent Pakistanais, ce qui a suscité également la libération des 4 véhicules pris par les éléments du MPC.

Aussitôt, une manipulation d’information de la connivence du Préfet avec les éléments du MPC dans le cas de braquage de ces véhicules, a suscité la colère de toute la population de la ville de Bandoro, qui n’a pas attendu de s’en prendre au domicile du Préfet Mahamat Abdoulaye.

« Effectivement, j’ai appris la nouvelle du braquage des véhicules de ces ONG et la coïncidence du contingent Pakistanais qui a mis la main sur le Comzone Ali Aba, et je me suis rendu à la base de la MINUSCA pour le libérer, par rapport à la libération des véhicules. Une fausse nouvelle a aussitôt circulé en mon nom, et les populations s’en sont finalement prises à ma maison, suivi d’acte de pillage à grande échelle », a expliqué Mahamat Abdoulaye, Préfet de Bandoro joint au téléphone.

Joint au téléphone, un jeune qui a requis l’anonymat indique que la colère des populations contre le Préfet Mahamat Abdoulaye, relève du fait qu’il a négocié la libération du Comzone Ali Aba auprès de la MINUSCA.

Selon lui, les mécontents s’interrogent pourquoi les éléments antibalaka sont arrêtés et transférés à Bangui par la MINUSCA, sans qu’il n’intervienne, alors qu’il l’a fait pour les éléments de la coalition Séléka.

Il est à noter que ces actes qui s’étaient déroulés dans la matinée du lundi 8 Juin, a quasiment plongé toute la ville dans la psychose, et la crainte d’un plausible énième regain de violences entre les différentes communautés, qui commencent progressivement à retrouver la quiétude.

Tout porte à croire que les responsables onusiens aussi se doivent de tout faire pour envoyer au moins à l’intérieur du pays, certains de leurs contingents qui pourraient communiquer facilement avec la communauté locale, afin de mieux faciliter leur mission sur le terrain.

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