RCA : le parlement adopte le projet de loi sur la faune et des aires protégées

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vue d'ensemble de l'hémicycle de l'Assemblée nationale centrafricaine@photo Erick Ngaba

Par Cyrille YAPENDE

Bangui 18 novembre 2020—(Ndjoni Sango) : Réunis en plénière le vendredi dernier, les élus de la nation ont examiné et adopté par acclamation et sans amendement le projet de loi portant code de la Faune et des Aires protégées. Les débats autour de cette loi ont été présidés par le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean Symphorien Mapenzi et défendu par le ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, Idriss Amit.

Les députés de la nation continuent d’examiner et voter des lois au cours de leur 2ème session ordinaire à l’Assemblée nationale. C’est dans cet élan qu’ils ont voté par acclamation le projet de loi portant code de la Faune et des Aires protégées.

Selon le ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, la République centrafricaine dispose d’un potentiel riche et diversifié. Cependant, il a rappelé que ce riche potentiel fait l’objet d’un mode d’exploitation nocif et abusif.

A titre des menaces et manquements, on peut citer le braconnage et le commerce illicite des produits de la faune, la dégradation de l’habitat, l’absence d’un schéma national d’aménagement du territoire, les bouleversements socio-économiques, une législation inappropriée, ou encore un mode de gouvernance désuet.

« Les menaces et manquements ont pour conséquences, la dégradation des écosystèmes, l’irruption des armes et techniques de chasse inappropriées, l’amorce de l’extinction de certaines espèces emblématiques, voire la disparition d’autres espèces telles que le rhinocéros », a indiqué le membre du gouvernement.

Sur le plan économique et social, on note la perte des ressources tirées par la population, les communes et le Trésor Public.

Lors de ce débat, les préoccupations des parlementaires ont été surtout axées sur le recrutement des agents forestières communément appelés Eco-gardes pour la surveillance et la préservation de la faune, les aires protégées du Sud-est devenues des couloirs de transhumance et des activités de la société CHINKO dans le Haut-Mbomou, sans la présence des Agents de l’Etat pour en assurer un contrôle en cas de non-respect de cahier de charges.

Le ministre, à la suite des interrogations des élus du peuple, a spécifié que le gouvernement avec l’appui de l’Union européenne, va procéder dans un proche avenir au recrutement des Eco-gardes sans en préciser le nombre exact.

Concernant les couloirs de transhumance, le membre du gouvernement a fait savoir que c’est la crise que le pays a traversée qui a instauré ce désordre. Mais ensemble, avec son collègue de l’Elevage,« une solution sera trouvée ».

« L’adoption du présent projet de loi du code de gestion de la faune et des aires protégées, permettra d’instaurer une mise en valeur des ressources fauniques respectueuses du développement durable. De même, cette adoption favorisera la pérennisation des aires protégées et la prise en compte des obligations contenues dans les conventions que la République centrafricaine a signées et ratifiées », a-t-il insisté.

Il est à préciser que l’innovation de ce projet de loi porte sur plusieurs points entre autres, l’implication des communautés locales et autochtones dans la gestion de la faune et des aires protégées ; la criminologie du braconnage et la promotion juridique des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV), des domaines fauniques communautaires.

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