RCA: le torchon brûle au sein du conseil national de la jeunesse

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Les membres du CNJ sanctionnés @crédit photo Kizer Maïdou

Par Kizer MAIDOU

Bangui 25 Janvier 2021—(Ndjoni Sango) : Vous avez lu dans les colonnes de Ndjoni Sango du vendredi dernier, la vague de sanctions infligées par la présidente du conseil national de la jeunesse centrafricaine à certains leaders des conseils d’arrondissements de la jeunesse.  48 heures après cette décision, le collectif des présidents des conseils d’arrondissements brisent le silence et dénoncent ces sanctions en demandant la suspension des activités du conseil national de la jeunesse centrafricaine.

Position exprimée vendredi  lors d’un point de presse avec les professionnels des médias. Le collectif dans ces contestations, rejette en bloc ses allégations et précise que les présidents des conseils d’arrondissements sont élus lors d’une assemblée générale qui est souveraine. Ce qui revient à dire que seul l’assemblée générale peut se prononcer sur les situations d’un des membres élus en suivant les différentes étapes comme le stipule l’article 51 du règlement intérieur jugé caduque par le collectif :

« Les affaires sont jugées en premier ressort devant le bureau exécutif ou les organes des structures décentralisées. En cas de contestation, elles sont portées à l’examen de l’assemblée générale ».

Toutefois, les procédures de sanctions aux délits ou fautes en son article 48, commencent par l’avertissement, l’amende, le blâme et la suspension temporaire de 3 mois pour chuter à l’exclusion en cas de faute grave.  Pour le collectif, ces allégations portées sur les présidents du 4ème, 6ème et 8ème arrondissements sont nulles et non avenues.

A travers cette prise de position, le collectif éclaire la lanterne du public sur les faits reprochés à leurs pairs à savoir : usurpation de titre, utilisation du logo de conseil national de la jeunesse centrafricaine et des locaux appartenant à la jeunesse pour des fins et réunions politiques.

Tout en précisant que la décision sur leur pair du 6ème n’est pas motivée, les contestataires précisent que les raisons sont non fondées. Selon les explications du président du 4ème arrondissement :

« C’est simplement parce qu’avec une Association des femmes, nous avons organisé une MARCHE PACIFIQUE afin d’interpeller les acteurs et partenaires du pays de faire en sorte qu’il n y’ait plus de prise de pouvoir par les armes et qu’à l’issue de cette Marche, que j’ai été chargé de remettre le mémorandum au premier ministre. Que ces derniers disent que j’ai usurpé de leurs fonctions », ont-ils précisé dans le document.

Cependant, pour leur homologue du 8ème, tout porte à croire que les salles des maisons des jeunes sont souvent en location aux profits des organisations, associations, partis politiques etc. Le collectif trouve aberrant le fait qu’un don d’un candidat aux législatives à sa jeunesse locale puisse être qualifié de fins politiques.

Sur ces faits, les railleurs remettent en cause l’exemplarité des membres du bureau exécutif du CNJCA. De la présidente à son premier vice président, le deuxième vice président  y compris les contestataires, tous ont des obédiences politiques. Toutefois, les présidents des conseils d’arrondissements du 4ème, 6ème et 8ème arrondissements restent et demeurent présidents.

Par conséquent, le collectif demande la suspension des activités du CNJCA pour absence de texte statutaire et  règlement intérieur authentique, avant de demander au ministre de la jeunesse de prendre ses responsabilités devant cette situation. Ils exigent par ailleurs la convocation d’une assemblée générale pour réviser l’ancien texte jugé caduc. Affaire à suivre…

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