RCA: qu’est-ce qui fait courir François Bozizé et la CPC ?

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L'ancien président François Bozizé en caricature

Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna

Bangui 26 mars 2021—(Ndjoni Sango) : Après avoir plusieurs fois nié son accointance ou son leadership de la «CPC», François Bozizé Yangouvonda a finalement présenté son visage criminel, à travers un communiqué de la Coalition des prétendus Patriotes pour le Changement (CPC), qu’il a personnellement signé comme le Coordonnateur principal de cette coalition hétéroclite. Ce qui parait bizarre !

Dans ce nouvel communiqué de la «CPC» de Bozizé, il s’attaque vertement à l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, Vladimir Titorenko, et le Conseiller du Président de la République en matière de la Sécurité nationale, Valery Zakharov au sujet du prochain dialogue annoncé par le Président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra de discuter exclusivement avec l’opposition démocratique, mais pas la «CPC» du criminel à gage François Bozizé Yangouvonda.

Pourquoi s’agit-il ainsi ? François est-il vraiment une marionnette ? Il n’a pas tiré les leçons de ses propres déboires ? Pourquoi veut-il coûte que coûte revenir au pouvoir ? Ne serait-il pas l’objet d’un complot international ? Cela pourrait être possible !

Dans le communiqué de la «CPC» rendu public le 21 mars dernier, et signé par son Coordonnateur, François Bozizé Yangouvonda, titré «Quel périmètre pour la concertation nationale inclusive ou le dialogue républicain?», la Coordonnateur de la «CPC», s’attaque ouvertement à la personne du ministre Conseiller à la Présidence de la République, Fidèle Gouandjika, au Conseiller russe du Président de la République en matière de la sécurité nationale, Valery Zakharov, et l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Centrafrique, Vladimir Titorenko.

Le chef rebelle, François Bozizé Yangouvonda, a affiché sa volonté une fois de plus de replonger le pays dans un cycle infernal de violences qui ne dit pas son nom, en ce que ce dernier, continue de solliciter l’appui de la communauté internationale à son projet diabolique qui est celui de déstabilisation de la République centrafricaine comme il l’a fait dans un passé récent où il a sollicité l’appui du président français, Emmanuel Macron pour l’attaque échouée du 13 janvier 2021.

A ce jour, la position des Centrafricains ne varie pas. Parler de dialogue avec la de la Coalition des prétendus Patriotes pour le Changement (CPC), coordonnée par l’ancien président François Bozizé Yangouvonda, composée à majorité des étrangers, notamment Tchadiens, Soudanais, Nigérians, Nigériens, Camerounais et autres, est un NON-EVENEMENT.

Pour mémoire, plusieurs milliers de Centrafricains ont marché dans les rues de la capitale Bangui pour exprimer leur ras-le-bol suite aux exactions de la «CPC», après leur attaque sur Bangui, le 13 janvier 2021.

Certains Centrafricains n’ont pas caché leur colère. «François Bozizé Yangouvonda doit savoir que ce n’est pas lui qui détient le titre foncier de la République centrafricaine. Lui, étant centrafricain est allé recruter des mercenaires, notamment des étrangers pour venir déstabiliser le peuple centrafricain. Nous Centrafricains, nous disons non ! Je suis de commun accord avec le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra qu’il prenne ses responsabilités de demander aux Forces Armées Centrafricaines de tenir fort, et que lui, il ne va pas faire partie de ce dialogue. Et il ne peut que se plier. Il a intérêt à obtempérer. Il est déjà affaiblit !», s’insurge ce Centrafricain.

Jules, Etudiant en 3ème année de Droit privé à l’Université de Bangui demande humblement à François Bozizé de rallier à la politique mise en place actuellement par le Président Faustin Archange Touadéra.

«La République centrafricaine est un Etat de droit. Elle a des institutions qui sont en place, donc il faut qu’il y ait des conformités pour un dialogue consensuel. Mais, le cas Bozizé doit être traité comme tel. Il doit être arrêté, car les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix. On ne peut avancer dans un conflit éternel. Il est important pour l’ancien chef de l’Etat de revenir à la raison pour sa traduction devant les juridictions nationales ou internationales pour le bon développement de notre pays», a-t-il lâché.

Pour Frédéric, Elève en classe de Terminal au Lycée des Martyrs, «Les Centrafricains ont accordé 10 ans de pouvoir à François Bozizé. Il n’a rien fait et c’est avec sa participation à ce dialogue qu’il fera mieux pour le développement de la RCA ?», s’interroge ce jeune.

Dans ce flot de réaction,        le leader de Talitha Koum Centrafrique, et de la Galaxie-3003, coordonnés par Blaise Didacien Kossimatchi, a sollicité seulement l’arrestation de l’ancien président François Bozizé. «Si le Président de la République annonce la tenue d’un dialogue, c’est bien ! Mais, il faut que ce dialogue soit inter-centrafricain, pas avec des mercenaires. Pas de ce qu’on appelle un café au lait. Et ce dialogue doit se tenir avec des démocrates comme Joseph Bendounga, les Djori et Reboas et autres. Mais pas question de la CPC de Bozizé, ni Bozizé, sa place doit être à la CPI. Tous ces gens doivent être traduire devant les tribunaux !», a-t-il insisté.

En Centrafrique, quel sort réserve-t-on à des bandits de grand chemin, criminels, chef de rébellion, association de malfaiteurs, auteurs ou co-auteurs d’un coup d’Etat, à une personne ou un groupe de personnes qui ont commis des crimes imprescriptibles ?

La réponse en cependant simple. Même si François Bozizé est le président-fondateur de KNK, mais dans quel pays du monde, un leader d’un parti politique créer une rébellion ou transforme son parti politique en une rébellion ?

Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que François Bozizé Yangouvonda jouerait la carte d’un complot international. Cela pourrait être possible !

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