RCA: les rebelles de la CPC œuvrent désormais en mode de coupeurs de route dans la région de l’Ouham-

0
197
peuls-armes-ndjoni-sango-centrafrique
Des combattants rebelles de la CPC en Centrafrique

Par Cyrille YAPENDE

Bangu 17 juin 2021—(Ndjoni Sango) : Les combattants rebelles de la CPC changent ces derniers temps leur mode opératoire face à l’avancée des opérations de la reconquête du territoire national par les forces loyalistes et leurs alliés. Dans leur cachette, les éléments de la CPC dans le nord-ouest du pays, opèrent comme des coupeurs de route en pillant et volant en mains armées les habitants de cette région.

Depuis le déclenchement des opérations de ratissage au mois de janvier dernier dans l’arrière-pays contre les forces non conventionnelles par les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais, la CPC dans son retranchement dans la brousse, prend en otage les paisibles populations de cette partie du territoire.

Les vol et braquage en mains armées, deviennent  actuellement le pain quotidien des habitants de l’Ouham-pendé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Ces paisibles populations, victimes des attaques perpétrées de la CPC, appellent les autorités du pays à l’aide.

Cette information a été confirmée par plusieurs sources locales dont le Sous-préfet de Bocaranga, qui a relaté quelques faits sur les ondes de nos confrères de RNL, « il y a deux jours, les commerçants qui se rendaient à Gara-Boulaye à bord des motos, même le député suppléant de Bocaranga1 qui voudrait se rendre au niveau de Bong, ont été braqués par la CPC. Leurs motos et biens dont des grosses sommes d’argent, ont été emportés par ses rebelles », a témoigné Esaïe GBANE, Sous-préfet de Bocaranga.

Face à la montée d’insécurité dans cette région, certaines organisations internationales œuvrant dans le domaine humanitaire, ont cessé leurs activités de peur d’être victimes de la CPC. Les conséquences impactent lourdement sur la population qui est en péril.

 « Ils sont un peu partout, même certains humanitaires qui travaillaient dans la commune de Pendé sont obligés de rebrousser chemin pour se camper au centre Bocaranga. Les activités sont plus au moins au ralenti, et les gens se déplacent à leur risque péril. La Sous-préfecture de Bocaranga et ses environs sont en danger », a-t-il déploré.

Ces derniers jours, tous les indicateurs sont en rouge dans le nord-ouest de la République centrafricaine avec les combattants rebelles des 3R, affiliés à la CPC qui sèment la désolation et la panique au sein de la population civile qui ne sait pas à quel saint se vouer pour avoir la PAIX de cœur.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires