RCA: « le ciel bénit l’homme qui fait le bien », déclare le citoyen lambda

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Une vue de circulation dans la ville de Bangui @crédit photo Erick Ngaba

Par Thomas KOSSI

Bangui 30 juin 2021—(Ndjoni Sango): Les vacances donnent le soin à tout le monde d’aller de gauche à droite. C’est une période délicate qui fait découvrir bien de chose aux estivants. Suivez mon œil.

Fatran a le temps d’aller voir les parents qui se cachent à Sibut. Ils ont décidé habiter à quelque trente kilomètres de la ville. Cela veut dire que les voir exige une marche à pied à l’homme de Bangui qui souffre de les prendre dans ses bras on ne sait jamais.

C’est pourquoi, arrivé dans la capitale de la Kémo, Fatran s’oblige à couvrir la distance à lui imposée, devant embrasser petit-frère et petite-sœur, mère et père sans oublier X et Y. Le jour J tombe. Très tôt, le banguissois se met en route.

A un moment donné, le marcheur entend venir un véhicule de là où il chemine. La voiture l’atteint mais ne répond pas favorablement à sa demande. Lui qui à Bangui, sortait d’un quartier à un autre par taxi moto, bus ou taxi engin parce que le temps est précieux. Dans la brousse, ayant levé le petit doigt, on ne se gêne pas pour l’aider à parcourir son chemin.

L’on entend qu’il couvre à seule la distance qui l’attend, alors que par voiture, il ne se rendrait même pas compte des trente kilomètres à parcourir. Mais vu qu’il est décidé à marcher, il fonce tout droit vers son objectif.

La Peugeot le double et disparaît dans la nature. Abandonné à sa personne, il allonge les pas. L’un après l’autre, Fatran s’en va vers les siens. Seulement à une distance, le garçon se rend compte que la voiture est là, vu qu’une petite incidence se serait glissée quelque part. Au niveau du véhicule, le voyageur remarque qu’une panne de crevaison met les occupants dans le pétrin.

Deux bonnes Sœurs sont arrêtées dans la mesure où elles ne peuvent changer la roue qui les met aux arrêts. Sans hésiter, l’arrivant leur demande si les outils nécessaires sont disponibles pour qu’il remette la chose en ordre.

Tout est en place. Et hop, le travail est enclenché sous le regard hébété des religieuses. Fatran fait à bien ce que les autres ne peuvent réaliser. Très rapidement, tout est fini. Les pièces sont remises à qui de droit. Et puis le réparateur reprend son chemin.

Les nonnes lui proposent de l’emmener où il va. Fatran leur réplique qu’il n’en est point question. Sachant qu’il pourrait d’un moment atteindre le but, le terminer à quelques minutes lui feraient du bien. La plus âgée des dames insiste pour convaincre l’autre à se plier à leur volonté. Fatran, pour se tirer de leur avance, laisse tout simplement dire : « Le ciel bénit celui qui fait le bien ».

Le marcheur se mit en route en ne prêtant plus d’attention à ses voisines. Celles-ci eurent le temps d’hésiter pendant que la distance s’amenuisait pour le réparateur. Il sera arrivé à destination sans que la voiture ne passe.

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