RCA : Journée internationale de la liberté de presse : Quel est l’état des lieux ?

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Par Mamadou NGAINAM

Bangui, 5 mai 2022—(Ndjoni Sango) : L’état des lieux de la presse en République centrafricaine, est presque à l’image de  certains pays d’Afrique centrale. Aucun pays n’échappe à des difficultés de tous ordres. Les journalistes évoluent clopin clopin.

Pour notre pays la République centrafricaine est l’un des pays qui a ratifié la convention internationale de la liberté de la presse et localement, le parlement a adopté la loi dépénalisant les délits de presse. Quand bien-même que quelques dérapages sont enregistrés, il y’a un avantage pour les journalistes Centrafricains qui, échappent souvent à des poursuites grâce à la volonté politique du chef de l’Etat qui a toujours déclarer qu’il ne veut pas que les journalistes soient emprisonnés, ni menacés durant tout le long de son mandat.

Les quelques cas isolés qui ont conduit certains confrères en prison relèvent du non-respect de la déontologie du journalisme parfois, de la transgression du droit d’individu tel est le cas d’attaque de la vie privée d’une personne, d’une autorité ou incitation à la haine. Cet avantage de dépénalisation est un acquis pour les professionnels des médias qui aujourd’hui, exercent sur l’ensemble du territoire à l’exemple des stations radios privées, télévisions privées. Quant en Haut Conseil de Communication (HCC),  l’organe autorégulateur des médias en Centrafrique, il assume sa responsabilité en toute autonomie même si, les moyens font défaut parfois dans certaines stations.

La presse privée (presse écrite), qui est indispensable dans le pays et dans l’espace médiatique, souffre beaucoup plus du soutien financier et de l’absence d’une imprimerie nationale pouvant faciliter le bon exercice des organes de presse écrite. A cela, s’ajoute le manque d’une maison de la presse qui devrait être le lieu des retrouvailles, le lieu des repères des journalistes, sont des difficultés quotidiennes de l’exercice de nos fonctions. Mais la prise de conscience par le chef de l’Etat de ces situations, est un réveil qui doit mobiliser les professionnels des médias, à faire un peu plus dans le sens de la réconciliation nationale.

Et aussi de la justice et d’équité dans le traitement des sujets qui touchent à la vie publique. Le journalisme étant le 4ème pouvoir, doit éduquer, sensibiliser, conscientiser et éduquer le citoyen lambda ainsi que les autorités politico-administratives.

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