Par Erick NGABA
Bangui 11 Juin 2024—(Ndjoni Sango): Deux ressortissants français ont été appréhendés par la gendarmerie, lundi matin à leur domicile situé dans le 7ème arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Une perquisition de leur domicile juxtaposé à la résidence de l’ambassadeur de France a permis de saisir des armes de guerre de marque AK 47, minutions de gros calibre, grenades, casques militaires balistiques, des dizaines de millions de francs CFA, des passeports de différents pays et des tenues militaires entre autres.
Le premier suspect, Osmani Samir Antonio est détendeur du passeport français sous numéro 15FV13768, du passeport algérien, d’une carte de résidence à Dubaï. Son coéquipier, Bensalem Haçade lui aussi est détenteur du passeport français sous le numéro 21FV11189, du passeport algérien, et d’une carte de résidence à Dubaï.
Durant leur audience, Osmani Samir Antonio a avoué avoir servi au service militaire, parachutiste à ATAP au nord de France.
A Bangui, les suspects ayant une résidence loin de celle de l’ambassade de France à Bangui dans le 7ème arrondissement, se dotent d’un statut d’opérateurs économiques du secteur minier, dont propriétaires d’une société minière dénommée GDIA.
D’après les informations de Ndjoni Sango, ils effectuent régulièrement des déplacements entre la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC) pour des activités économiques faisant l’objet de soupçon.
Ayant détectés des indices suspects couverts par des activités économiques qu’ils mènent, des personnes éclairées ont aussitôt alerté les forces de sécurité intérieure centrafricaines. Après des enquêtes sur leurs activités, la gendarmerie nationale a procédé à la perquisition de leur domicile où des effets militaires et des objets servant de pièce à conviction ont été saisis.
D’après les premiers éléments de l’enquête dont Ndjoni Sango a pu entrer en possession, les suspects sont en contact permanant avec des leaders des groupes armés et certains officiers de l’armée nationale.
Pour l’heure, les suspects sont en détention à la Section de Recherche et d’Investigation (RSI) pour la poursuite de l’enquête qui va déterminer les responsabilités et leur réseau de ramification.
Fin mai dernier, un autre mercenaire, Martin Joseph Figuereira, de nationalité Belge, d’origine portugaise, a été appréhendé le 25 mai dernier à Zémio par les forces de l’ordre.
D’après un communiqué du parquet de Bangui publié le 30 mai, ce suspect qui travaille pour l’ONG américaine FHI 360 à Zémio est en contact permanent « avec plusieurs groupes armés actifs sur le territoire centrafricain dans l’optique de commettre un complot, l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, des actes d’incitation à la haine et à la révolte contre les forces de défense et de sécurité, de fourniture des moyens aux groupes subversifs et enfin de faux et usage de faux». Dossier à suivre…







































TROADERA ARCHANGE, E.MACRON NE FAIT ENDORMI, SI TU COOPÈRE AVEC LUI IL VA TE DÉSTABILISER
[…] premiers éléments de l’enquête, dont Ndjoni Sango a eu connaissance, indiquent que les suspects étaient en contact régulier avec des leaders de […]
*Samir Antonio OSMANI Haçade BENSALEM, deux hommes d’affaires franco-algériens, ont été arrêtés arbitrairement à Bangui le 10 juin 2024.*
*Des officiers véreux de l’armée centrafricaine les ont accusés à tort, mais la justice a finalement rendu son verdict : les deux hommes ont été relâchés le 25 septembre 2024.*
Selon les informations proches du parquet général de la cours d’appel de Bangui, cette arrestation était un coup monté par le groupe Wagner, qui cherchait à les empêcher d’installer des machines de taillerie de diamants de dernière génération.
Les propriétaires de la société GDIA étaient devenus la cible du groupe Wagner, qui ne tolère pas la concurrence dans ce domaine.
Lors de la perquisition, seules les six armes des éléments des Forces Armées Centrafricaines, officiellement détachés pour assurer leur sécurité ont été trouvées. Mais les deux hommes avaient été accusés de posséder une armurerie.
Un montage digne d’un film orchestré pour ternir leur image dans un pays où ils vivaient en harmonie avec la population et les autorités.
Cette affaire soulève des questions sur les motivations du groupe Wagner et les liens entre les officiers véreux et les intérêts économiques en jeu.
Le climat socio-économique de la République Centrafricaine fait douter les opérateurs économiques étrangers à s’y installer, craignant d’être en disgrâce avec les mercenaires du groupe Wagner qui ont également des intérêts économiques dans ce pays.
Longtemps, on a cru que ces deux hommes d’affaires étaient fautifs, or c’est l’administration Centrafricaine qui a manqué à ses devoirs régaliens, en les accusant de port et détention illégale des armes de guerre.
Finalement la justice Centrafricaine les a blanchis.
Aujourd’hui, ils sont libres et ont regagné la ville de Dubaï, aux Émirats Arabes Unis où ils sont résidents.