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RCA: Touadéra promet un tournant décisif dans la lutte contre la corruption

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Faustin Archange Touadera, Chef de l'Etat centrafricain
Faustin Archange Touadera, Chef de l'Etat centrafricain

Par Alfred Yemetchipa

Bangui 2 mai 2026–(Ndjoni Sango)  Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a annoncé un changement de cap majeur dans la lutte contre la corruption, un phénomène qui fragilise depuis plusieurs années les institutions publiques du pays.

Dans un discours officiel à la nation, le chef de l’État a affiché une volonté ferme. « Nous changeons de méthode et nous changeons d’ambitions… Je ne ménagerai aucune énergie pour combattre la corruption », a-t-il déclaré, adoptant un ton résolument déterminé.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes attentes sociales. De nombreux citoyens dénoncent régulièrement les détournements de fonds publics et le manque de transparence dans la gestion de l’État.

Bien que les mesures concrètes n’aient pas été détaillées, le président a laissé entendre que de nouvelles approches seraient mises en œuvre pour renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale.

Pour plusieurs observateurs politiques, cette déclaration pourrait traduire une volonté de rupture avec les stratégies antérieures, souvent jugées insuffisantes. Toutefois, la prudence reste de mise. « Le discours est fort, mais la crédibilité dépendra des actes concrets », souligne un professeur de science politique à l’université de Yaoundé II.

Parmi les pistes évoquées figurent notamment le renforcement des mécanismes de contrôle administratif, une plus grande indépendance de la justice, ainsi que des sanctions plus systématiques contre les auteurs d’actes de corruption. Des réformes qui, si elles sont effectivement mises en œuvre, pourraient contribuer à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

La lutte contre la corruption demeure un enjeu central en République centrafricaine, tant pour le développement économique que pour la stabilité institutionnelle. Les partenaires internationaux conditionnent d’ailleurs souvent leur soutien financier à des avancées concrètes dans ce domaine.

Sur le terrain, une partie de la population reste prudente, oscillant entre espoir et scepticisme, à l’image de Saint Thomas, face à des promesses déjà formulées par le passé.