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RCA: les organisations MOSUCA, UMIRR et AFJC échangent sur les mécanismes de prise en charge des VSBG

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MOSUCA, UMIRR et l'AFJC sur la prise en charge de VSBG

Par Arnold Ouessebanga

Bangui 15 mai 2026(Ndjoni Sango). Dans lobjectif de connaître les mécanismes de prise en charge des victimes des violences sexuelles basées sur le genre dans les différentes entités judiciaires, le Mouvement des Survivantes en Centrafrique (MOSUCA) lUnité Mixte dIntervention Rapide et de Répression des violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR) et lAssociation des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) ont organisé ce vendredi 15 mai à Bangui, une rencontre d’échanges sur les mécanismes de prise en charge des VSBG et laction à la justice.  Cette rencontre sest tenue en présence des différents responsables de la fondation Docteur Denis Mukwege, du MOSUCA, de lUMIRR, de lAFJC et autres personnalités venues pour la circonstance.

La question liée aux mécanismes d’accès à la justice pour les victimes des violences sexuelles basées sur le genre fait couler beaucoup d’encres et de salives. Ceci, parce que nombreuses de ces victimes ne connaissent pas les procédures ou circuits pour accéder à ces différentes entités judiciaires. Pour cela, le MOSUCA qui est le Mouvement des Survivantes en Centrafrique, travaillant aux côtés des victimes des VSBG en partenariat avec la fondation Dr Denis Mukwege, a organisé une rencontre d’échanges avec les entités précitées afin d’éclairer ces victimes sur les mécanismes de prise en charge.

Une occasion pour Capitaine Clarisse Félicité Gbaboua, directrice générale par intérim de l’UMIRR, de rappeler que cette unité travaille 24 heures/24 et avec gratuité afin de répondre aux besoins des victimes des cas de VSBG : « nous sommes venus sur linvitation de MOSUCA afin de leur situer sur nos différents services et leur signifier comme les choses se font au niveau de ces services. Et cest à cela que nous avons expliqué comment les actions se font au niveau du circuit de référencement interne lorsquune victime arrive. Et donc cest toute une chaîne de travail, car nous avons le service psychosocial, le service de lenquête et dinvestigation et également le service dalerte. Et nous travaillons 24 heures/ 24 et gratuitement auprès des victimes, donc il revient aux différentes organisations qui travaillent avec les victimes à lexemple de MOSUCA, de les accompagner vers nous afin que nous puissions également de notre côté, les orienter vers tel ou tel service », a-t-elle signifié.

Pour Léa Félicité Kongbo, coordonnatrice de MOSUCA, cette rencontre est une occasion qui va permettre une meilleure orientation et accès aux différents services des entités judiciaires : « Nous avons invité lUMIRR parce que dans le cadre de nos actions menées auprès des victimes, nous recevons beaucoup de plaintes de ces dernières qui vont à lUMIRR et qui relèvent quune lenteur dans le traitement des cas et la non disponibilité de certains services. Cest dans ce sens que nous avons invité lUMIRR et les victimes au niveau de MOSUCA pour quen revanche, lUMIRR leur explique les mécanismes et circuits de prise en charge dans ses différents services. Donc nous attendons de lUMIRR au retour, que le consentement de chaque victime des VSBG soit respecté et que la gratuité de services dont elle parle, soit effective pour le bien des victimes des VSBG », a-t-elle affirmé.

Il faut rappeler que cette rencontre d’échanges s’est tenue au siège du MOSUCA en présence de plusieurs victimes des violences sexuelles basées sur le genre et des différents services de prise en charge afin d’éclairer ces dernières sur les mécanismes et circuits de prise en charge au niveau des entités judiciaires.