Alfred Yemetchipa
Bangui 31 juillet 2026 –(Ndjoni Sango): La justice centrafricaine intensifie sa lutte contre les barrières illégales érigées sur les axes routiers du pays. Onze personnes, parmi lesquelles des agents de l’État et trois hommes en uniforme, ont été inculpées avant d’être placées à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) à Bangui, selon des sources concordantes.
Ces interpellations font suite aux opérations de contrôle menées par l’équipe gouvernementale de supervision déployée sur plusieurs corridors routiers de l’intérieur du pays. Cette mission vise à identifier les responsables de l’installation de barrières non réglementaires et à mettre un terme aux pratiques qui entravent la libre circulation des personnes et des marchandises.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause sont soupçonnés d’avoir participé à la mise en place de postes de contrôle non autorisés où des usagers auraient été contraints de verser des sommes d’argent en dehors de tout cadre légal. Depuis plusieurs mois, transporteurs et voyageurs dénoncent la prolifération de ces barrières clandestines ainsi que les actes d’extorsion qui y seraient commis.
À travers ces poursuites, les autorités judiciaires entendent réaffirmer l’autorité de l’État sur les principaux axes routiers du pays et garantir le respect du principe de libre circulation sur l’ensemble du territoire national. Les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités individuelles des personnes interpellées et d’identifier d’éventuels autres auteurs ou complices.
Cette opération s’inscrit dans une campagne plus large engagée par le gouvernement centrafricain pour démanteler les barrières illégales, un phénomène régulièrement dénoncé par les opérateurs économiques et les organisations de la société civile en raison de ses conséquences sur les coûts de transport, les échanges commerciaux et la sécurité des usagers.
L’évolution de cette affaire pourrait constituer un signal fort dans les efforts des pouvoirs publics visant à assainir les corridors routiers et à renforcer la gouvernance ainsi que l’État de droit en République centrafricaine.









































