Par Arnold Ouessebanga
Bangui 31 août 2026 —(Ndjoni Sango): La multiplication des établissements scolaires privés en République centrafricaine suscite de plus en plus d’interrogations chez certains parents d’élèves. À Bangui comme dans les zones périphériques, de nouvelles écoles ouvrent régulièrement leurs portes, parfois sans répondre, selon des témoignages, à l’ensemble des exigences réglementaires et pédagogiques.
Le phénomène est particulièrement visible dans plusieurs quartiers de la capitale. Des établissements sont souvent installés dans des bâtiments initialement destinés à l’habitation et fonctionneraient dans des conditions qui ne garantissent pas toujours un environnement adapté à l’apprentissage. À cela s’ajoutent, selon certains parents, des interrogations sur la qualification des enseignants et la régularité administrative de certaines structures.
Cette situation inquiète des parents qui craignent que la recherche de rentabilité ne prenne le pas sur la qualité de l’enseignement.
« Le secteur éducatif devient progressivement un lieu où certains cherchent à s’enrichir à travers la création d’établissements privés. Autrefois, ces écoles étaient moins nombreuses et étaient souvent choisies pour leur niveau d’excellence. Aujourd’hui, certaines personnes louent une maison, la transforment en école et commencent à accueillir des élèves », déplorent des parents ayant requis l’anonymat.
Pour ces derniers, les inspections scolaires devraient être renforcées afin de vérifier régulièrement les conditions d’enseignement, les qualifications du personnel, les infrastructures disponibles et la conformité administrative des établissements.
La question se pose également au niveau de l’enseignement supérieur, avec l’apparition de nouveaux établissements universitaires dont certains pourraient échapper au contrôle effectif des autorités compétentes.
Face à cette expansion du secteur privé, les parents sollicitent donc une réglementation plus rigoureuse et un contrôle régulier des établissements scolaires et universitaires. L’objectif, selon eux, est d’éviter que la multiplication des écoles ne se fasse au détriment de la qualité de la formation et de l’avenir académique des jeunes Centrafricains.
La qualité de l’éducation demeure en effet un enjeu majeur, alors que le système éducatif centrafricain est déjà confronté à des difficultés liées notamment au manque d’enseignants qualifiés et à la faiblesse des moyens disponibles.









































