Par Alfred RONYS YEMETCHIPA
Bangui 22 septembre 2026 – (Ndjoni Sango) – À quelques jours de la rentrée scolaire, des témoignages de parents et de personnes proches du milieu éducatif font état de demandes de contributions financières dans certains établissements scolaires en République centrafricaine.
Selon les témoignages recueillis, des élèves seraient invités à solliciter auprès de leurs parents des sommes allant de 250 à 2 500 FCFA, voire davantage, pour différentes activités scolaires. Des contributions pouvant atteindre 3 500 FCFA seraient également demandées dans le cadre d’activités de puériculture.
Certaines personnes rapportent que ces séances pratiques seraient notamment consacrées à la préparation de repas, auxquels des participants seraient ensuite conviés. Elles évoquent également un éventuel partage des produits ou fonds restants. Ces affirmations n’ayant pas encore fait l’objet de vérifications indépendantes, elles nécessitent des éclaircissements auprès des établissements concernés, des responsables pédagogiques, des parents et des autorités éducatives.
Au-delà des montants évoqués, la question de la transparence et de l’utilisation des fonds collectés se pose. Pour de nombreuses familles centrafricaines, les dépenses liées à la scolarité constituent déjà une charge importante. Des contributions répétées et insuffisamment expliquées peuvent donc susciter incompréhension et méfiance.
L’enjeu est notamment de déterminer si ces contributions répondent à des objectifs pédagogiques clairement définis, si elles sont autorisées et si leur gestion fait l’objet d’un contrôle.
Dans ce contexte, les conseillers pédagogiques et les responsables d’établissements sont appelés à exercer leur rôle de suivi. Les activités pratiques peuvent contribuer à la formation des élèves, à condition d’être organisées dans un cadre pédagogique clair et transparent.
L’objectif n’est pas de remettre en cause toute contribution, mais de garantir que les familles connaissent les raisons, les montants et la destination des sommes demandées, tout en plaçant l’intérêt de l’enfant au cœur de l’action éducative.









































