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RCA: à Sibut, de nombreuses filles à l’âge de 10 ans affirment n’avoir jamais mis pieds à l’école

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Des filles de la ville de Sibut en Centrafrique @crédit photo Marly Pala
Des filles de la ville de Sibut en Centrafrique @crédit photo Marly Pala

Par Marly Pala

Bangui 27  octobre 2026— (Ndjoni Sango): Comme l’on dit souvent, « Eduquer une fille, c’est contribuer au développement d’une nation ». Mais ce concept est loin d’’être une réalité à Sibut dans la préfecture de la Kémo. Car, de nombreuses filles âgées déjà de 10 ans affirment n’avoir jamais mis pieds dans une salle de classe depuis la naissance. Constat fait par la rédaction de Ndjoni Sango après une mission dans ladite localité. 

L’éducation est le socle de développement intégré d’un pays. Et il y a un concept qui dit qu’ « éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation ». La ville de Sibut dans la préfecture de la Kémo est l’une des principales villes de la République centrafricaine qui compte plusieurs habitants, majoritairement jeunes. Mais elle fait face à un sérieux problème d’alphabétisation provoqué par la non-scolarisation des enfants à l’âge d’aller à l’école, notamment des filles. 

L’exemple est celui de certaines jeunes filles parmi lesquelles, Natacha (nom de couverture), qui ont décidé d’intégrer les espaces sûrs construits par le projet Maïngo afin d’apprendre l’alphabétisation à défaut des salles de classe. 

« Je suis orpheline de père et ma mère n’a pas de moyens pour m’envoyer à l’école depuis mon enfance. Elle me laisse avec mes sœurs aînées pour partir au champ, puis au marché pour vendre les produits champêtres afin de répondre à nos besoins. Aujourd’hui, j’ai 13 ans sans avoir mis pieds dans une salle de classe, je ne sais ni lire, ni écrire. Et comme le chef de notre village avait sensibilisé sur la formation des filles à l’alphabétisation, je suis obligée d’intégrer l’espace sûr afin d’apprendre. Je veux vraiment aller à l’école pour apprendre à lire et à écrire beaucoup d’autres filles, car rien n’est tard en ce qui concerne les études », explique Natacha, habitante du village Ngombala à Sibut.

L’éducation des filles en République centrafricaine reste un grand défi à relever. Malgré la gratuité pour ces dernières, prônée par le Président de la République Professeur Faustin Archange Touadera, plusieurs cas de déperdition scolaires sont enregistrés dans les villes reculées de Centrafrique pour multiples raisons.

Pour renforcer le système éducatif et encourager les enfants surtout les filles à aller à l’école, il revient de la responsabilité des agents de l’Etat décentralisés de s’impliquer dans le bon fonctionnement du système éducatif au niveau local afin de relever ce défi important pour le développement intégré de la République centrafricaine.

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