Par Jolidon TCHECKOE
Bangui 20 octobre 2026 – (Ndjoni Sango): Le procès de l’affaire Bossembelé se poursuit devant la Cour pénale spéciale (CPS). Lors de la session d’assises du lundi 19 octobre 2026, la juridiction a entendu le témoignage d’Élie Hoppo Guerengbo, ancien inspecteur des visites douanières à Bouar, qui affirme avoir subi des violences durant sa détention et réclame réparation des préjudices qu’il estime avoir subis.
À la barre, le témoin est revenu sur les circonstances de son arrestation à Baoro, puis sur sa détention à Bouar et à la maison d’arrêt civile de Bossembelé. Il a déclaré avoir été victime de violences physiques au cours de sa détention. Il a également affirmé avoir été piqué par un scorpion et mordu par un serpent, sans bénéficier, selon ses déclarations, d’une évacuation médicale.
Ce témoignage, qui met en lumière les conditions de détention dénoncées par l’intéressé, a été présenté devant les juges dans le cadre de la recherche de la vérité sur les faits présumés commis au centre de détention de Bossembelé.
Souhaitant se constituer partie civile dans cette procédure, Élie Hoppo Guerengbo entend obtenir réparation des préjudices qu’il affirme avoir subis.
Il convient toutefois de rappeler que ces déclarations interviennent dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours. Elles ne préjugent ni de l’établissement des faits ni de la responsabilité pénale des accusés, lesquels bénéficient de la présomption d’innocence.
Pour rappel, les personnes accusées dans cette affaire sont François Bozizé, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semdiro et Junior Firmin Danboy.
À travers cette affaire, la Cour pénale spéciale poursuit son travail visant à établir les circonstances des violations présumées des droits humains commises au centre de détention de Bossembelé et à déterminer les responsabilités éventuelles, conformément à la loi.










































