Par Mamadou NGAINAM
Bangui 4 novembre 2026—(Ndjoni Sango): La Police nationale espagnole enquête sur l’authenticité de plusieurs justificatifs de paternité présentés par des ressortissants sahraouis originaires des camps de Tindouf, en Algérie. Ces documents auraient été utilisés dans des démarches administratives permettant notamment de bénéficier de prestations sociales.
La Police nationale espagnole a engagé des vérifications concernant plusieurs documents de filiation paternelle présentés par des personnes originaires des camps de Tindouf. L’enquête est menée par l’Unité centrale des réseaux d’immigration et de falsification documentaire (UCRIF), relevant de la brigade des étrangers et des frontières d’Ibiza.
Dans un courrier daté du 1er octobre 2026, cette unité a demandé à plusieurs établissements et organismes d’Ibiza et de Formentera de lui transmettre les copies des justificatifs utilisés par certains ressortissants sahraouis pour établir leur lien de paternité avec des mineurs.
Selon les éléments disponibles, ces documents auraient notamment servi à faire reconnaître la qualité de père d’un enfant afin d’accéder à des prestations liées à la naissance ou à la prise en charge d’un mineur.
Des vérifications préliminaires auraient révélé des anomalies nécessitant un examen approfondi. Les enquêteurs cherchent désormais à obtenir les copies numérisées des pièces concernées et à déterminer si les originaux sont toujours détenus par les organismes destinataires.
La filiation au cœur des enjeux administratifs
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par les débats en Espagne sur l’accès à la nationalité espagnole des Sahraouis nés au Sahara durant la période d’administration espagnole et de leurs descendants.
La fiabilité des documents d’état civil provenant des camps de Tindouf constitue ainsi un enjeu important, ces pièces pouvant servir à établir des liens familiaux ouvrant l’accès à différents droits administratifs et sociaux.
Les investigations devront déterminer si les anomalies concernent des cas isolés ou des pratiques plus étendues, et si elles justifient des poursuites pour falsification ou usage de faux.
À ce stade, aucune responsabilité collective ne peut être établie. L’enquête devra préciser l’origine des documents et les éventuelles responsabilités individuelles.









































