Article signé par S.E.M. LI Qinfeng, Ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Centrafricaine
Bangui 6juillet 2026(Ndjoni Sango): Le 1er juillet 2026, le Parti communiste chinois (PCC) a célébré son 105e anniversaire. Lors de sa fondation, il y a 105 ans, il ne comptait qu’un peu plus de cinquante membres dans tout le pays. Aujourd’hui, avec 101,286 millions de membres et 5,431 millions d’organisations de base du Parti, il est devenu le plus grand parti au pouvoir dans le monde.
Depuis 105 ans, le Parti communiste chinois unit et guide le peuple chinois dans l’accomplissement d’une succession de réalisations remarquables dans l’histoire du développement de l’humanité. D’un pays pauvre et affaibli à l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance, d’une situation marquée par la pauvreté et l’absence quasi totale de fondements économiques au rang de deuxième économie mondiale, de la satisfaction des besoins essentiels de la population à la promotion globale de la modernisation à la chinoise, le PCC n’a cessé de transformer en réalité ce que beaucoup considéraient comme « impossible ».
De nombreux amis centrafricains posent souvent la même question : pourquoi le Parti communiste chinois a-t-il réussi ?
Les réponses sont sans doute multiples. Mais l’une des raisons essentielles tient au fait que le PCC s’est toujours attaché à partir des réalités de la Chine, à placer le peuple au centre de son action, à poursuivre un effort de longue haleine, à promouvoir la réforme et l’innovation, et à renforcer sans cesse ses capacités de gouvernance, transformant ainsi, les uns après les autres, ses objectifs de développement en réalités concrètes.
Éradiquer la pauvreté absolue : relever un « défi mondial »
La pauvreté est un défi commun qui entrave depuis longtemps le développement de l’humanité. Pendant des années, certains ont estimé qu’éliminer totalement la pauvreté absolue dans un grand pays en développement comptant plus d’un milliard d’habitants relevait d’une mission presque impossible.
Pourtant, le Parti communiste chinois y est parvenu.
Au terme de huit années d’efforts soutenus, la Chine a apporté une solution historique au problème de la pauvreté absolue. Près de 100 millions de ruraux démunis sont sortis de la pauvreté, les 832 districts pauvres ont tous été retirés de la liste de la pauvreté, et les 128 000 villages pauvres ont tous officiellement cessé d’être classés comme tels.
Au cœur des montagnes du Guizhou, des villages autrefois enclavés, où le taux de pauvreté dépassait 60 %, sont aujourd’hui sortis collectivement de la pauvreté grâce aux routes, au commerce électronique et au développement d’industries locales spécifiques. Dans la région de Xihaigu, au Ningxia, autrefois considérée par les Nations Unies comme « impropre à la vie humaine », la viticulture, l’agriculture spécialisée et les industries écologiques connaissent désormais un essor important. Au Tibet et au Xinjiang, les conditions de production et de vie des populations des hauts plateaux et des régions frontalières ont connu des transformations historiques.
Ces changements ne sont pas le fruit du hasard. Ils découlent d’un principe auquel le Parti communiste chinois s’est toujours tenu : le développement doit être mené pour le peuple, s’appuyer sur le peuple et permettre au peuple d’en partager les fruits.
Le PCC sait parfaitement que la réduction de la pauvreté n’est pas seulement une question économique, mais aussi une question de gouvernance. Construire une route, édifier une école, former un enseignant ou garantir à une famille un emploi stable peut sembler relever de petites actions isolées. Mais, mises bout à bout, elles révèlent la capacité de gouvernance d’un pays.
Gouverner un pays aux dimensions continentales : répondre à une « question d’envergure mondiale »
La Chine d’aujourd’hui est un grand pays en développement comptant plus de 1,4 milliard d’habitants, s’étendant sur plus de 9,6 millions de kilomètres carrés et regroupant 56 groupes ethniques. Gouverner un pays d’une telle ampleur constitue en soi un défi d’envergure mondiale.
Face à ce défi, le Parti communiste chinois s’est toujours attaché à élaborer des plans de développement à long terme.
Depuis le premier Plan quinquennal lancé en 1953 jusqu’au 15e Plan quinquennal actuellement mis en œuvre, la Chine a élaboré et appliqué successivement quinze plans quinquennaux. Depuis plus de 70 ans, un plan directeur succède à l’autre et chaque génération poursuit l’effort de celle qui l’a précédée. C’est précisément cette constance stratégique et cet avantage institutionnel qui permettent à la Chine de concentrer ses forces pour accomplir de grandes tâches, tout en préservant la continuité de ses politiques et la stabilité de son développement.
En 2025, le produit intérieur brut de la Chine a franchi pour la première fois le seuil de 140 000 milliards de yuans, enregistrant une croissance de 5,0 % sur un an, tandis que son économie demeurait solidement au deuxième rang mondial.
Dans le même temps, la Chine a mis en place les plus vastes systèmes au monde dans les domaines de l’éducation, de la protection sociale et de la santé. La longueur de son réseau ferroviaire à grande vitesse en exploitation dépasse 48 000 kilomètres, le nombre de stations de base 5G excède 4,3 millions, et des secteurs émergents tels que l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les nouvelles énergies connaissent un développement rapide.
Derrière ces chiffres se trouve l’exploration concrète menée par le Parti communiste chinois pour moderniser sans cesse le système et les capacités de gouvernance de l’État.
Le PCC a toujours estimé que le développement d’un pays exige non seulement de grands objectifs, mais aussi la capacité de les atteindre ; qu’il ne suffit pas d’adopter de bonnes politiques, mais qu’il faut également disposer de mécanismes permettant de les mettre en œuvre ; et qu’il ne faut pas seulement résoudre les problèmes d’aujourd’hui, mais aussi créer les conditions du développement de demain.
La réforme et l’ouverture : donner corps à ce « levier décisif »
Lorsque l’on retrace les 105 années de lutte du Parti communiste chinois, un autre mot-clé apparaît comme un fil conducteur : la réforme. Réformer ne signifie pas renier le passé, mais préparer l’avenir ; réformer ne signifie pas copier les autres, mais explorer sans cesse une voie fondée sur les réalités de son propre pays.
Il y a plus de quarante ans, lorsque la Chine a lancé la politique de réforme et d’ouverture, beaucoup ne croyaient pas qu’un pays en développement comptant plusieurs centaines de millions d’habitants ruraux puisse réussir sa transformation vers la modernisation. Aujourd’hui, la Chine est devenue un partenaire commercial majeur de plus de 150 pays et régions. Elle possède le système industriel le plus complet au monde et l’un des plus vastes marchés de consommation.
Le Parti communiste chinois a pleinement compris qu’il n’existe pas de réponse toute faite au développement et que seule une exploration constante permet d’avancer. Nombre d’expériences réussies de la Chine n’ont pas été conçues à l’avance : elles se sont formées et perfectionnées au fil des expérimentations, des bilans et des améliorations apportées dans la pratique.
C’est précisément pour cette raison que la Chine estime qu’il n’existe aucun modèle de développement valable en tout lieu et en toute circonstance, et que chaque pays doit suivre une voie adaptée à ses propres réalités nationales.
Aujourd’hui, sur cette terre centrafricaine porteuse d’espoir, lorsque nous revenons sur les 105 années de lutte du Parti communiste chinois, un constat essentiel s’impose : malgré les différences de conditions nationales et de stades de développement, tous les peuples partagent la même aspiration à la paix, au développement et à une vie meilleure.
La République centrafricaine se trouve actuellement à une étape cruciale de son développement. Ces dernières années, sous la direction du Président Touadéra, elle n’a cessé de consolider la paix et la stabilité, tout en faisant progresser activement la reconstruction nationale ainsi que le développement économique et social. Le nouveau gouvernement s’est notamment fixé pour ambition d’édifier un « gouvernement de stabilité et de transformation », en faisant du renforcement de la gouvernance, de la promotion du développement et de l’amélioration des conditions de vie de la population des objectifs prioritaires. Cette orientation traduit pleinement la confiance ferme du peuple centrafricain dans l’avenir de son pays.
Cette aspiration trouve un profond écho auprès du peuple chinois.
L’expérience du développement de la Chine nous enseigne en effet que la stabilité est la condition préalable du développement, et que le développement constitue la garantie de la stabilité. Un pays ne peut parvenir véritablement à une paix durable et à un développement soutenu que s’il transforme continuellement les dividendes de la paix en acquis du développement, ses richesses naturelles en atouts industriels, et ses plans de développement en bénéfices concrets et tangibles pour la population.
Ce que la Chine souhaite partager avec la République centrafricaine n’est pas un prétendu « modèle » de développement, mais les expériences et les méthodes accumulées au cours de son propre parcours. La Chine a toujours estimé que la modernisation n’est pas le privilège d’un petit nombre de pays et que chaque pays a le droit d’explorer une voie adaptée à ses propres réalités nationales.
La coopération sino-centrafricaine : concrétiser une vision commune du développement
En septembre 2024, le Président XI Jinping et le Président TOUADERA ont annoncé conjointement l’élévation des relations sino-centrafricaines au rang de partenariat stratégique, traçant ainsi une nouvelle feuille de route pour le développement des relations entre les deux pays.
Depuis longtemps, la Chine et la République centrafricaine sont des amis sincères et des partenaires fiables. Depuis 1978, les équipes médicales chinoises se relaient sans interruption en République centrafricaine et ont contribué à soulager les souffrances d’innombrables patients. Un nombre croissant de jeunes Centrafricains se rendent en Chine pour étudier et se perfectionner, devenant ainsi des messagers de l’amitié entre les deux pays. La coopération dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, de la santé et de l’éducation ne cesse de produire de nouveaux résultats.
La Chine souhaite renforcer davantage, avec la République centrafricaine, les échanges d’expériences en matière de gouvernance, approfondir la coopération dans les domaines de la réduction de la pauvreté, de la modernisation agricole, des infrastructures, de l’économie numérique et de la formation des ressources humaines, et aider la République centrafricaine à valoriser ses richesses naturelles pour en faire des leviers de développement, ainsi qu’à transformer son potentiel en réalisations concrètes.
Les 105 années d’histoire du Parti communiste chinois démontrent pleinement qu’un parti politique et un pays peuvent sans cesse accomplir de nouveaux miracles de développement, dès lors qu’ils placent toujours le peuple au centre de leur action, restent attachés à l’indépendance et à l’autonomie, poursuivent la réforme et l’innovation, et s’engagent dans un effort de longue haleine.
À ce nouveau point de départ historique, la Chine entend continuer à avancer main dans la main avec la République centrafricaine, explorer ensemble des voies de modernisation adaptées aux réalités nationales de chacun, œuvrer conjointement à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps dans la nouvelle ère, et permettre aux peuples des deux pays de partager un avenir meilleur, fait de paix, de développement et de prospérité.







































