
Par Jolidon TCHECKOE
Bangui 17 juillet 2026–(Ndjoni Sango): À l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, célébrée chaque année le 18 juillet, plusieurs institutions et organisations se sont mobilisées en République centrafricaine pour rendre hommage à l’héritage de Madiba et attirer l’attention sur la situation des personnes privées de liberté.
À la Maison d’arrêt pour femmes de Bimbo, une cérémonie a été organisée sous l’égide du ministère de la Justice, de la Promotion des Droits humains et de la Bonne Gouvernance, en partenariat avec la MINUSCA et la Fédération des Associations Féminines de Centrafrique (FAFECA). La manifestation s’articule autour de deux thèmes majeurs: le thème international, « Il est encore entre nos mains de lutter contre la pauvreté et les inégalités », et le thème national, « Inégalités sociales et réinsertion des personnes détenues : quels défis et quelles solutions ? ».
Le choix de ce thème national traduit une préoccupation importante en République centrafricaine : favoriser la réinsertion sociale des personnes détenues afin de leur offrir une seconde chance et de lutter contre les préjugés et la stigmatisation dont elles sont souvent victimes après leur libération.
«Je dirais que la Journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de réfléchir à la situation des personnes incarcérées, qui constitue un défi majeur pour notre société. C’est pourquoi la MINUSCA et la FAFECA ne cessent d’apporter leur soutien à ces femmes détenues», a déclaré Mme Clotilde Diadde Ngozo Ndordama, régisseuse de la Maison d’arrêt pour femmes de Bimbo.
Très active sur le terrain, la FAFECA s’est récemment illustrée par la remise de kits d’hygiène aux pensionnaires de la Maison d’arrêt pour femmes de Bimbo. Cette action concrète s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Journée Nelson Mandela, qui promeut les valeurs de dignité, de solidarité et d’humanité envers les personnes privées de liberté.
À travers cette célébration, la République centrafricaine rappelle que la justice ne se résume pas à la sanction. Elle implique également le respect de la dignité humaine, la protection des droits fondamentaux et l’accompagnement vers la réinsertion sociale. Le message porté par cette édition 2026 est sans équivoque. Toute personne, même en détention, doit pouvoir bénéficier d’une véritable opportunité de se reconstruire et de retrouver sa place dans la société.









































