RCA: Fatou Bensouda de la CPI à Bangui, il y a de la peur au ventre

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Fatou Bensouda en audience avec Touadera à Bangui

Par Erick NGABA

Bangui 2 octobre 2020—(Ndjoni Sango) : La Procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, est arrivée à Bangui le mardi dernier et a échangé avec les autorités centrafricaines dont le Président de la République Faustin Archange Touadera. Si la CPI cherche à se pencher une de plus sur le dossier centrafricain, la visite de Bensouda à Bangui inquiète ceux qui ont contribué au crime de guerre et crime contre l’humanité dans le pays.

Les victimes de conflits militaro-politiques en République centrafricaine peuvent espérer une justice un jour à l’autre. Car, nul ne peut prétendre s’échapper à la justice qui finit toujours par rattraper les auteurs de crime.

Si la Cour pénale internationale braque son radar sur la RCA, c’est qu’il y a raison d’espérer, même si l’on n’est souvent pas tout d’accord avec ce qu’elle fait.

En effet, la Procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, se rend pour la troisième fois en République centrafricaine. L’on est sans ignorer que ce pays travers un dur moment de violences armées ayant couté la vie à des milliers de civils. C’est dire que des gros poissons de la CPI sont nombreux en République centrafricaine et qui doivent être traqués.

En visite de travail en Centrafrique, la Procureure générale de la Cour pénale internationale est venue informer le Chef de l’Etat centrafricain sur l’Etat d’avancement des enquêtes de la CPI dans son pays, mais surtout pour renforcer la coopération judiciaire entre son institution et la justice centrafricaine.

« Le travail qui se fait en RCA est très important et délicat car il y a eu dans ce pays des crimes qui choquent la conscience de l’humanité. Les crimes sont très graves et très sérieux. Pour pouvoir avancer, nous devons nous assurer que toutes les preuves et toutes les informations nécessaires sont rassemblées », a déclaré la juge internationale à la presse présidentielle sur la question de la lenteur des procédures.

Depuis trois ans, la Cour Pénale Internationale travaille en République Centrafricaine sur les enquêtes concernant les violations graves des droits de l’homme et des crimes de guerre. Ce qui a permis de mettre la main sur deux leaders du mouvement Antibalaka, dont Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom Rambot qui sont encore en procès.

C’est pour la troisième fois que la Procureure générale de la CPI effectue une visite de travail en République Centrafricaine. Cette fois ci, d’autres présumés criminels sont inquiétés même certains candidats aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020.

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