RCA: reprise du championnat de basketball, Guy-Maurice Limbio donne les grandes lignes

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Le championnat de la Ligue de Basketball de Bangui reprendra dans une dizaine de jours. Mais, dans un contexte de crise sanitaire liée au COVID-19

Bangui 28 novembre 2020—(Ndjoni Sango) : Le championnat de la Ligue de Basketball de Bangui reprendra dans une dizaine de jours. Mais, dans un contexte de crise sanitaire liée au COVID-19 et une dégradation avancée des infrastructures du palais de l’Omnisport. A cela, Guy-Maurice Limbio, président de la Ligue de Basketball de Bangui,  donne les grandes lignes de cette reprise et projette des perspectives d’avenir pour le Basketball centrafricain.

NdjoniSango : Guy-Maurice Limbio, bonjour !

Guy-Maurice Limbio : Bonjour monsieur le journaliste.

N S : Vous êtes le président de la Ligue de Basketball de Bangui, vous comptez lancer la reprise du championnat dans les jours à venir, ceci dans un contexte de crise sanitaire liée au COVID-19. Comment comptez-vous en sortir?

G M L : Merci. Premièrement, vous savez qu’on était resté un an sans championnat à cause de cette pandémie. Mais aujourd’hui, nous comptons relancer la machine pour que nos athlètes puissent donner du spectacle. La crise du COVID-19 est un phénomène dangereux et nous en sommes conscients.

A cet effet, la ligue de Basketball de Bangui exige au peu de personnes qui viendront, dans un premier temps de se laver les mains et de respecter les mesures barrières édictées. Car des dispositifs comme, prise de température systématique, le port de masque obligatoire pour les spectateurs seront mis en place. Mais aussi, nous verrons par quel moyen, mettre des produits antiseptiques sur les ballons pour éviter toute contamination entre les athlètes.

Nous sommes en ce moment dans des démarches administratives et sanitaires, c’est-à-dire l’enregistrement des clubs compétiteurs et les visites médicales des joueurs. Mais la principale préoccupation est la relation tripartite de l’utilisation de la salle entre le ministère de  tutelle, la fédération et la ligue. Car nous rencontrons souvent des difficultés pendant les activités sportives à cause des locations ou utilisations impromptues de la salle. Ce qui cause de décalage et bouleverse le programme de la ligue. Mais nous travaillerons sur ces questions pour que les choses aillent mieux.

N S : Vous mettez l’accent sur la reprise du championnat alors que les infrastructures sont en état de délabrement avancé avec le manque des lampadaires et la dégradation du parquet. Comment cela va-t-il se dérouler ?

G M L : Il ne faut pas se mentir. Le parquet est dans un état catastrophique, les lampadaires ne sont pas tous opérationnels. Et pour réussir à faire tout ça dans le délai qui est imparti, on ne pourra faire que des actions ciblées, c’est-à-dire, arranger une partie.

Mais aujourd’hui, le budget de fonctionnement de la ligue ne lui permet pas de prendre en charge la réhabilitation complète des infrastructures qui avoisine à peu près 30 à 40 millions de  FCFA alors que la ligue a seulement un budget de 12 à 15 millions de FCFA.

Donc, c’est un travail qui demande beaucoup de réflexions et de perspectives parce que ces projets d’infrastructures sont des projets de société qui doivent être menés par la fédération, appuyés par le ministère de tutelle qui, par la suite, devient un projet du gouvernement.

A cela, il faut penser à construire au moins  trois, voire quatre infrastructures sportives pour permettre au Basketball centrafricain de se relever comme auparavant. Car la question des infrastructures se résume en termes de gros problèmes qui nécessitent beaucoup de moyens et de volonté.

N S : Les fauves de Bas-Oubangui de Basketball sont depuis quelques jours à Kigali (Rwanda) pour participer au tournoi des éliminatoires de l’Afro-basket. Vous en tant qu’ancien joueur et président de la ligue, quelle est votre vision des choses ?

G M L : Pour commencer, je suis le premier supporter des Fauves. Car ces athlètes sont partis défendre les couleurs du pays, donc cela mérite une attention particulière. Si ces derniers réussissent, c’est la victoire de toute la nation centrafricaine. Donc on gagne ensemble et s’ils échouent, on échoue ensemble. A cela, on ne les perd pas de vue malgré l’organisation ou l’inorganisation.

Il y a des choses bien plus importantes à faire même si aujourd’hui, on n’est pas au même niveau que les autres pays. Mais bon j’ai la foi que tout reviendra dans les normes pour que notre sport en général et le basketball en particulier puisse aller de l’avant.

N S : Qu’est-ce que les jeunes passionnés du basketball peuvent attendre de vous en tant que président de la ligue ?

G M L : Pour commencer, je suis un président accessible qui échange avec tout le monde. Et j’ai la volonté de changer les choses. Notre rôle en tant que garant de l’organisation de la ligue est de pousser ces jeunes à grandir et trouver des projets de compétition innovante afin de permettre à ces jeunes de s’exprimer. C’est pourquoi, la ligue travaille aujourd’hui d’arrache-pied pour aller chercher  de nouvelles choses, de nouvelles visions.

Je crois que petit à petit, nous pourrions atteindre cet objectif qui est de rendre possible notre vision pour que notre basketball redevienne meilleur. Aux jeunes, je demande beaucoup de détermination pour le basketball et les études car c’est une discipline qui est très exigeante.

N S : Guy-Maurice Limbio, je vous remercie !

G M L : Je vous en prie !

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