RCA: pourquoi l’homme du bas peuple meurt plus vite que l’artisan politique ?

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Population civile centrafricaine

Par Thomas KOSSI

Bangui, 19 janvier 2021—(Ndjoni  Sango) : Le tableau que nous présente la vie de ces deux citoyens émeut le plus souvent. Le politique meurt bien tard que le pauvre lambda qui se bat au jour le jour pour réussir à s’en sortir pour son petit pain. Comment expliquer un tel avantage ou désavantage qui surprend énormément ?

La politique comme art, semble mettre à l’aise ceux qui s’y plaisent. Et il est un choix que l’habitant de l’Afrique aujourd’hui, prend un réel plaisir à opter pour cet élan. Comme cela est neuf et que le bleu qui s’y intéresse n’y va pas de main morte, tout le poids augmente devant l’agrandir. C’est alors que le concitoyen amoureux de cet art le prend en pleine main avec un âge de plus de 70 ans. Comme cela plaise aux volontaires qui s’en accaparent avec furtive courage.

De l’autre côté, le misérable qui, à longueur de journée, trime et trime pour arranger les quatre bouts, vit avec peine immense les caprices de ceux-là. Ces derniers ont le vif avantage de tout saboter tant les possibilités leur sont offertes de faire ce qui leur convient.

La masse énorme en souffrira et les conséquences terribles sinon mortelles leur tomberont dessus. Et donc, entraînés dans cette voix, les pauvres gens n’ont que moins de quarante-cinq ans à passer sur le malheur de la terre.

L’Afrique si ce n’est la République centrafricaine en ces instants de belle et prodigieuse réalité, dresse la plupart de son temps et de ses heures fort délicates, à se fourvoyer dans cette beauté venue de trop loin. Les luttes sont dangereuses, la chefferie interpelle du plus petit au plus grand. Tout le monde l’adore. Cela veut autant dire que passer le premier attire le mortel  sans pareil.

Que les uns meurent vite, que les autres y aillent beaucoup plus tard, la mort joue le jeu qui lui revient et met la femme, l’enfant et l’homme dans le même sac. Après tout, l’on disparaît de la circulation et l’on ne garde que des souvenirs pour le disparu.

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