RCA: A quand la fin du partage du gâteau?

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Centrafrique-Bangui-Ndjoni-Sango
Vue partielle de la capitale centrafricaine, Bangui @photo Diaspora

Par Thomas KOSSI

Bangui 22 janvier 2021—(Ndjoni Sango) : Comme le peuple a été dans une joie extrême pour la réélection de Touadera pour le second mandat à la tête de la République centrafricaine ! Tous les soutiens adressés au chef de l’Etat, ne sont pas gratuits. Ce déploiement attend son vin de retour. Mais attention !

De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, du Centre même de Centrafrique, de l’Extérieur, les multitudes de Félicitations inondent la boîte de l’élu. Est-ce dire que ce signe de sympathie se manifeste sans attendre quelque chose en retour ?

Oui, bien sûr, si l’on est sincère avec soi-même pour l’exprimer aux autres. Cependant, quand on a le cœur branché sur une étape à atteindre, toutes les gammes de volonté se mettent en marche car, ne pas jouer le jeu, concourt au malheur.

C’est pourquoi, les greniers de compliments dont bénéficie F.A.Touadera, lui servent dès lors de véritables sacs de tomates à vendre, sacs de grande valeur aux prix exorbitants.

Tous les compatriotes sont persuadés qu’un nouveau gouvernement sera mis en place. Les plus curieux de chez nous qui adorent et vivent de la politique, sont enclins à prendre en considération une telle opportunité de peur de manquer le train de bonheur.

Combien de postes faille-t-il pour un gouvernement ? Si l’on veut « donner à manger », autant être large avec tous ceux qui ont mis la main à la patte du succès mérité. Que l’Opposition tremble si l’effectif est plus que l’on en veut, tant pis pour elle ! Si les grands accompagnateurs, les connaissances, les vieux amis des bancs se manifestent, que faire pour ne pas les mettre à l’aise !

En clair, tout le monde attend cette boîte à Pandore dont l’avènement ouvre la petite porte du ciel Ce sont tous des filles et fils de notre bergerie. La logique aura voulu que le choix ne tombe pas pour un cuisinier qui s’alarme à manipuler le ministère des finances. Qu’un boucher se mette au pas pour devenir responsable de la santé nationale, surprendra plus d’un citoyen lambda. Sinon, le mal est trop gros mais la bonne volonté veuille que nous fassions ce que veut la grande masse, et notre existence sera honorable.

Pensons dès lors au devenir de la République centrafricaine dont nos propres incapacités peuvent la sortir de la fin du monde.  Si nous jouons le vrai jeu qui sauve, véritablement.  Ce ne sera pas l’incompétence seule que nous dégagerons de chez nous, mais encore,  tout ce qui est « ISME ».

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