RCA: et si le malheur d’aujourd’hui fait la joie de demain

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Des enfants victimes de conflit armé en Centrafrique

Par Thomas KOSSI

Bangui 5 février 2021—(Ndjoni Sango) : Le malheur qui accable le Centrafrique en ces instants difficiles proviennent de ses propres enfants. Eux-mêmes mettent le feu à la broussaille et font de cela une misère alarmante. Que pense le maître à penser de cette hypothèse qui ne se retrouve jamais dans cette manière de faire ?

Tout brûle aujourd’hui chez dans les champs, boutiques, greniers et partout ailleurs où le désordre règne. Les filles et fils de la capitale comme dans les provinces sont en émoi.

Où aller exactement si rien ne va pour un peuple qui ne fait que souffrir à tout vent ? L’espoir frétille là pendant qu’ailleurs,  des  peuples d’autres horizons sautillent de grande allégresse ?

Il en est ainsi dans le Centrafrique en guerre contre elle-même par la vigueur des siens qui emploient des mercenaires et des rebelles de tout horizon. Ils ont pu mettre les habitants de tous ordres dans le rang des lessiveuses qui souffrent atrocement à marcher à longueur de jour à pied.

Leur peine est immensément énorme et que peuvent-elles faire si elles manquent de tout pour vivre comme les autres humains de l’univers ?

Vu que les manquements sont au-dessus de la position des têtes humaines, elles ne peuvent que croiser les bras et attendre  que la Providence leur sourie du peu afin de les libérer de cette bouillabaisse. Quelle belle bêtise dans un pays en haute faillite!

Si la logique éduquait après Boganda, plus de 60 ans pendant et après l’indépendance, la République aurait engrangé des appareils de consommation qui concourent à faire une Nation.

Nous aurions pu être de ceux-là. Le grand mal qui nous plonge dans un mal  encore plus profond et horrible, se veut le fait que tous les Centrafricains n’aiment et n’adorent que le POUVOIR DE L’ETAT. N’est-ce pour ça que le pays entier flottille ?

Depuis les véhicules jusqu’à l’allumette, la RCA n’a encore rien fabriqué. Tout nous arrive de loin, à savoir, l’Europe, l’Amérique, l’Asie, la Chine, la Fédération de Russie voire l’Afrique elle-même. Et dès que l’asphyxie est prononcée, nous avons les mains sur la PETITE TÊTE pour invoquer les dieux du ciel et de la terre. Jusque à quand ?

Vu que notre joie sera là quand le Fils de l’homme sera avec les bénis de Dieu, notre hyper indigence viendra à disparaître définitivement de cet espace terrestre. Mais qui acclamera une telle félicité ?

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