RCA: des opposants au régime de Touadera dans le collimateur de la justice ?

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Les leaders de l'opposition politique avec le président Faustin Archange Touadera

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 8 avril 2021— (Ndjoni Sango) : Il nous paraît très ambigu de constater que la République centrafricaine, n’est pas un Etat où l’on ne respecte pas la loi. Or, dans certains Etats où la dictature est encore visible, tel que le Tchad, le Congo-Brazza, la Guinée Conakry, malgré qu’ils se disent des Etats démocratiques, ces pays avec des présidents dictateurs, imposent leur volonté en mettant en prison des opposants qui les mettent mal à l’aise dans l’exercice de leurs activités politiques.

En République centrafricaine, beaucoup d’observateurs applaudissent le fait que personne n’est inquiétée par la justice, pour des faits politiques que le chef de l’Etat lui aurait reproché quand bien même que au grand jour, des complots sont fomentés pour d’éventuels coups d’état.

Certes, au lendemain des élections de décembre 2020, l’autorité suprême de l’Etat a instruit des services compétents l’interdiction de tous les hommes politiques de sortir du pays. Même cela s’inscrit dans le but sécuritaire de notre pays car, sachant que, ce sont ces hommes politiques qui, une fois à l’extérieur, sont la cause des malheurs de cet environnement.

Tel est le cas de François Bozizé qui, à chaque fois qu’il quitte le pays, il faut s’attendre aux dégâts. Mais aujourd’hui, il faut savoir que ces hommes politiques, devenus très méchants, trop dangereux, sont prêts à tout pour remettre en cause même s’ils faillent qu’ils pactisent avec le diable pour prendre le pouvoir, ils n’hésiteront pas un seul instant.

C’est pourquoi, ces mesures restrictives, visent à mieux voir avant d’être levées. Mais cela ne voudrait pas dire que le pouvoir en place est en train d’imposer une dictature visant à nuire à la liberté d’aller et venir aux imposants, ni de les contraindre à une mort lente.

Si effectivement Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé devraient se rendre à l’extérieur pour question de santé, il appartient au gouvernement de prendre cette responsabilité en s’assurant de toutes les garanties auprès des autorités du pays d’accueil pour leur retour au pays.

Entretemps, ceux qui se reprochent intérieurement de quelque chose, n’ont qu’à attendre le moment venu pour répondre de leurs actes si effectivement, la justice leur notifie des manquements envers les lois car, il est dit, nul n’est au-dessus de la loi.

Mais pour l’heure, personne n’est encore à ce stade de la chose. La peur bleue qui s’installe dans le ventre de certains opposants, n’est que le début de la fin de la récréation annoncée par le président de la République.

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