RCA: entre dialogue républicain et dialogue inclusif, quelle terminologie sied bien avec le contexte politique actuel?

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Cérémonie de la signature d'accord de paix à Bangui@Erick Ngaba
Cérémonie de la signature d'accord de paix à Bangui@photo Erick Ngaba

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 08 avril 2021— (Ndjoni Sango) : Nous avions toujours eu à organiser des dialogues dans ce pays jusqu’à ce que la RCA, soit devenue le pays champion du monde en la matière, mais jamais champion d’Afrique pour le football.

En 2020, plusieurs voix se sont élevées pour solliciter la tenue d’un dialogue inclusif avant que nous n’allions aux élections de décembre. Vu que la pression de l’opposition démocratique qui sollicitait ce dialogue serait un autre problème de plus que les opposants entendaient créer pour des récupérations politiques, le chef de l’Etat, a jugé mieux d’aller aux élections.

Mais l’opinion nationale soupçonnait déjà à l’époque, une crise post-électorale du fait que, le parti KNK avec son président François Bozizé et leurs alliés de la COD 20-20, ne seront pas prêts pour accepter une quelconque défaite à la présidentielle. Effectivement, les faits nous donnent raison depuis le mois de décembre 2020.

C’était dans un imbroglio que se sont tenues les élections difficiles sous les balles, sous les tirs des canons, que le peuple a pris du risque d’aller voter ses nouveaux dirigeants à la tête du pays. Ce sacrifice mérite un retour définitif de la paix en RCA afin que la population vive en paix.

Le retour à la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire, doit passer par le dialogue, un énième dialogue parce que, le président de la République, très attaché à la question de la paix, entend faire usage de toutes les possibilités afin de voir son pays renoué avec la stabilité de l’époque où il faisait beau vivre en Centrafrique.

C’est ainsi, qu’il a annoncé, la tenue prochaine d’un dialogue républicain. Le contour de ce dialogue, est que, l’opposition démocratique, les organisations de la société civile, les organisations des femmes, de la jeunesse, les plateformes des confessions religieuses et autres représentativités nationales, doivent y siéger afin de débattre des problèmes réels qui continuent de miner la République centrafricaine.

Il s’agit entre autres, de la question de sécurité liée à la persistance de la rébellion dans le pays, la question de la relance économique sans laquelle l’on ne peut parler du développement. Ceci dit, la relance des activités économiques dans toutes ses dimensions ; il s’agit aussi des questions de l’éducation, de la santé, de la construction des édifices publics, des infrastructures routières, la relance du tourisme longtemps stagnants à cause des guerres et enfin, renforcer une diplomatie gagnant-gagnant avec les partenaires bilatéraux.

D’emblée, l’idée est bonne pour ce dialogue que le chef de l’Etat veut à 100% Centrafricain, doit être placé sous la supervision d’un compatriote neutre et non sous l’auspice d’un quelconque individu étranger ou une organisation mal intentionnée, qui souvent, impose leur dictature au peuple et à nos dirigeants.

En ce moment, là où il se pose problème, c’est la question de la participation des groupes armés et dont la CPC de François Bozizé dont certains leaders politiques et la CEEAC, exigent de vive voix. Dès lors, le schéma se dessine compliqué car, peut-on allié le dialogue, l’impunité, la justice du moment où, plusieurs observateurs soutiennent l’idée de justice pour réparer les torts commis aux Centrafricains ?

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