RCA: le lycée Marie Jeanne Caron transformé en un lieu de marché bazar

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La cour du Lycée Marie Jeanne Caron

Par Marly Pala                                                                                                      

Bangui 12 mai 2021—(Ndjoni Sango) : Après le déguerpissement effectué par la municipalité pour laisser de l’espace sur les grandes avenues, certains endroits stratégiques se sont transformés en lieux de dépôt des kiosques pour le business. C’est le cas du lycée Marie-Jeanne Caron, situé dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui, devenu un champ où on implante des kiosques pour la charge batterie et les photocopies, alors que l’on approche des grands examens.

Le lycée Marie-Jeanne Caron a longtemps été un établissement formateur de plusieurs cadres centrafricains. Mais aujourd’hui, il est transformé en un mini marché noir où des kiosques y sont implantés pour les charges de batterie, la réparation des téléphones, l’opération de saisie, la falsification des documents et la photocopie. Alors que l’on approche de la date fixée pour les examens de fin d’année.

La République centrafricaine est restée derrière dans le domaine éducatif, à cause des multiples crises militaro-politiques, ajoutant à cela, la fermeture des établissements scolaires, l’an dernier, due à la propagation de la pandémie à coronavirus, occasionnant ainsi, le retard dans le planning du système éducatif. Tous ces facteurs constituent un blocus pour le développement en matière d’éducation en Centrafrique.

Le cas de lycée Marie-Jeanne Caron n’est pas le seul. Il y a certains campus universitaires servant de dortoir pour les étudiants en situation difficile ou en provenance des villes lointaines sont aussi transformées en boutiques où tous les produits y sont vendus ou encore des mini laboratoires.

Citons par exemple le campus de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), où l’on peut s’y procurer des farines de manioc, d’oignons, de la glace et d’autres divers. Ajoutons à cela, certains étudiants en médecine qui transforment leurs chambres en laboratoires pour consulter, voire effectuer des avortements pour les filles qui en sollicitent.

Tous ces cas précités sont-ils dus au manque de volonté politique des autorités en charge de l’éducation ? Ou bien des actions sont-elles menées pour stopper ces mauvaises pratiques, mais en vain ?

Il faut souligner que l’avenir et le développement d’un pays résident sur l’éducation. Et le système éducatif centrafricain est encore resté en marge d’autres pays, à cause des multiples crises. Si les autorités tiennent comptent de cet aspect et mettent en place un mécanisme de suivi, notre système éducatif connaîtra un lendemain meilleur.

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