RCA: la culture maraîchère, un métier rentable

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Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 1er septembre 2021—(Ndjoni Sango) : L’apprentissage d’un métier n’est pas encore une préoccupation pour beaucoup de jeunes diplômés centrafricains. De nos jours, ces jeunes cadres se focalisent à l’idée de devenir des bureaucrates, des politiciens, hauts dirigeants alors qu’il se pose un sérieux problème d’emploi en République centrafricaine.

Embrasser une carrière ou un métier nécessite beaucoup de sacrifices et de courages. Les jeunes d’aujourd’hui ignorent que l’apprentissage d’un métier pousse à devenir des entrepreneurs, des leaders c’est le cas d’un jeune habitant de Bimbo 3, jardinier de métier qui a fait de la culture maraîchère son gagne-pain.

Le jeune Mbaldo Boris, âgé de 39 ans, père de 3 enfants a consacré sa vie à la pratique du jardin des légumes comme profession  afin de ravitailler les environs mais également pour la consommation familiale. Il n y a pas de sous-métier dans la vie, a déclaré le jeune jardinier : « Il y a de cela plus de 13 ans que j’ai commencé à faire du jardin. Et grâce à cette activité j’ai pu financer les études de mes enfants, construire ma maison et aussi garantir leur avenir. Pour le moment, j’exerce à seul ce métier mais je compte m’adhérer à une association à Boeing afin de bénéficier des appuis multiformes que ça soit en matériel ou en nature y compris les engrais », a-t-il expliqué.

« Je possède 63 planches des légumes divers de choux, tomates, épinards, amarantes douces et autres. Je lance un appel à mes compatriotes qui sont encore au quartier qui se livrent dans le banditisme et autres délits de se rapprocher de nous afin d’avoir ne serait-ce qu’un métier dans la vie », a-t-il conclu.

La jeunesse centrafricaine doit comprendre les réalités de la vie actuelle. Devenir entrepreneur et autonome restent encore un défi à relever. Ailleurs, plus précisément au Cameroun, l’aviculture, la pisciculture,  sont les domaines les plus développés par les jeunes dans des Associations, groupements et autres,  alors qu’en RCA, beaucoup de jeunes n’ont pas encore cette initiative.

Ils préfèrent appartenir à un parti politique influent pour gagner leur vie, ou encore attendre des années pour se faire intégrer dans la fonction publique c’est ce qui est regrettable.

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