RCA: la lenteur dans les services bancaires

0
130
Centrafrique-BSIC-Ndjoni-Sango
Direction générale de la BSIC Centrafrique

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 90septembre 2021—(Ndjoni Sango) : Les banques commerciales installées en République centrafricaine, ne cessent de faire face aux difficultés au jour le jour. Ces problèmes relèvent d’une part, de manque d’éthique professionnelle de ces banquiers et d’autre part, de la lenteur des services mises à la disposition de la clientèle bancaire.

Ces banques de second rang dans l’exercice de leur profession qui est le commerce d’argent, disposent de plusieurs services à savoir : Le service client, service de caisse, des approvisionnements, service de gestion des petites et moyennes, service d’exploitation, des ressources humaines, etc….

Parmi ces différents services énumérés ci-haut, le service de caisse et celui de la clientèle sont les plus sensibles : non seulement pour satisfaire les clients mais également, pour les fidéliser d’avantage. Les professionnels des banques doivent êtres rapides et efficaces dans l’exercice de leurs tâches diverses.

Peut-on savoir ce qui est à l’origine des lenteurs dans ces services ? Suite à ces interrogations, plusieurs raisons peuvent être évoquées pour répondre à cette préoccupation. Il y a d’abord le faible taux de débit de la connexion internet qui fait que pour faire du retrait ou un envoi, il te faut perdre toute une journée.  C’est ce qui est lamentable.

Il y a aussi le manque d’interconnexion entre les différents services, ce qui fait que pour une petite réclamation, la caissière se déplace pour voir le gestionnaire ou autre agent, ce qui pourrait retarder son service. Alors qu’elle pouvait toutefois rester dans son bureau et envoyer le document via connexion internet au service sollicité.

Les banques traditionnelles doivent non seulement doubler d’efforts en créant des agences de proximité, pour permettre à leurs clients d’effectuer des opérations bancaires dans ces locaux sans se déplacer pour la direction générale, à faire la queue du matin jusqu’au soir pour une seule opération.  Mais aussi d’augmenter la capacité du débit de connexion auprès de leur fournisseur pour avoir un débit élevé.

Elles doivent également alimenter les guichets automatiques de billets (GAB) et les distributeurs automatiques de billets (DAB), avec des liquidités pour que les clients puissent faire des retraits à tout moment sans se plaindre du manque de liquidité dans ces guichets.  Et elles doivent augmenter également le nombre des caisses pour faciliter à ses clients de vite effectuer des opérations sans se gêner.

La République centrafricaine en dehors des caisses mutuelles et la banque centrale qui est la maison mère, dispose de 4 établissements de crédits, à savoir : La Banque Populaire Marocco Centrafricaine (BPMC), la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), la Commercial Bank de Centrafrique (CBCA) et l’Ecobank, la banque panafricaine.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments