RCA: et si on apprenait des métiers aux enfants de la rue ?

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Des enfants de la rue au centre-ville de Bangui @crédit photo Prince Nzapaoko

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 13 septembre 2021— (Ndjoni Sango) : Les enfants démunis en République centrafricaine, sont toujours abandonnés à leur triste sort. L e plus souvent,  par ceux qui sont censés leur  venir en aide à l’exemple du gouvernement et les organisations non gouvernementales.

Les ONG internationales et nationales  œuvrant dans l’assistance et le soutien multiforme au profit des personnes démunies particulièrement les enfants de la rue, sont comptées au bout de doigt. Il y a d’un côté le centre de formation Vox du Cœur, l’Association cri de cœur d’une mère et les organismes internationaux à l’exemple de l’UNICEF entre autres.

Pour des actions multiformes de pérennisation à leur égard, l’Etat centrafricain doit nécessairement initier des programmes de formation socio-professionnelle pour que ces enfants puissent avoir ne serait-ce que la joie de vivre.

Assister ces gens avec des vivres et autres ne suffit pas, il serait mieux de créer des centres de formation polytechnique, que ça soit en maçonnerie, menuiserie, mécanique, conduite de véhicules devant  leurs permettre d’avoir un métier dans la vie au lieu de continuer à faire du banditisme ou la mendicité dans la rue.

Le gouvernement doit agir pour créer des projets nationaux tels que l’ACFPE, la JPN, qui répondent à la réalité du terrain,  afin de pallier aux multiples difficultés rencontrées par ces jeunes gens abandonnés le plus souvent.

Ces projets multiformes doivent également concerner ceux qui sont dans l’arrière-pays où jusqu’alors, n’ont reçu aucun soutien à cause des multiples crises militaro-politiques.

Encadrer ces jeunes démunis à entrer dans la vie active en embrassant une carrière quelconque, va réduire,  non seulement le taux de banditisme et la mendicité, comme dans certaines zones de la capitale, mais également, ça leur permettra de quitter la rue pour devenir des exemples à copier par rapport à  ceux qui souhaiteraient toujours rester dans les ghettos et autres lieux malsains.

Ces projets constituent une deuxième chance pour ces enfants qui se retrouvent dans la rue d’une manière volontaire ou involontaire. Souvent, certains sont abandonnés alors que d’autres, à cause de la disparition de leurs deux parents.

De tels projets permettront au gouvernement de mettre la main sur  certaines compétences nécessaires, seulement,  abandonnées dans la rue à défaut de suivi. Et si la suggestion pouvait servir de tremplin à l’autorité autorisée susvisée ?

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