RCA: Petulla Bakolo, victime de violences conjugales

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Pétulla Bakolo, victime de violences conjugales

Par Fofito Mattas

Bangui 9 février 2022—(Ndjoni Sango) : Plusieurs femmes subissent les cas des violences basées sur le genre (VBG) et violences conjugales au quotidien dans leurs foyers respectifs en Centrafrique. À l’exemple de la nommée Pétulla Bakolo, élève âgée de 18 ans au lycée des Martyrs qui a eu les jambes cassées à cause de la bastonnade de son conjoint.

Il ne se passe pas un seul jour où des plaintes, des réclamations, des cris d’alarmes se font par certaines femmes victimes des violences basées sur le genre (VBG) et maltraitances conjugales de la part de leur mari ou concubin.

Pourtant, beaucoup d’associations et plateformes qui œuvrent pour lutter contre ces violences, ne cessent de faire des campagnes de sensibilisations auprès du grand public pour toucher toutes les couches sociales, afin de freiner cette hémorragie dont certains hommes sont les coupables impunis malgré les atrocités commises sur ces femmes et filles.

Le nommé Bruno Jean Nguélé, vendeur de bois au marché Miskine dans le 5ème arrondissement, est en détention provisoire dans les cellules de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répressions des violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), pour avoir casser les jambes de sa concubine Pétulla Bakolo, après une dispute ce dimanche 30 janvier 2022.

« Je revenais de l’église après avoir pris la sainte scène et nous avions fini à 13h. J’avais un souci des frais de transports.  C’est pourquoi, j’ai marché à pieds pour rentrer à la maison vers Miskine chez mon conjoint. Une fois arrivée à la maison, celui-ci qui revenait de son commerce au marché m’attendait derrière la porte. Car, c’est moi qui détiens la clé. Il m’a posé la question sur mon retard et je lui ai montré la raison. Mais il m’a giflée et a commencé à me bastonner avec des coups de poings.  Il m’a tombé dessus et c’est là que j’ai crié au secours », a-t-elle déploré.

« Il m’a tombé dessus et c’est en ce moment que j’ai senti une douleur atroce au niveau de mes jambes. J’ai crié et quand il s’est levé sur moi, ma jambe droite est déjà cassée. Je vais passerles examens de Brevet de Collège cette année, qu’est-ce que je vais devenir en étant couchée à la traumatologie avec des jambes défectueuses ? Mon avenir est compromis », s’est-elle plainte.

La plupart des actes de violences faites sur les femmes et filles ont été commises durant les nombreuses crises militaro-politiques où certains groupes rebelles piétinent le droit de l’homme en abusant des filles et femmes.

Cette situation qui bat son plein actuellement dans la capitale, est loin d’être une préoccupation pour certains hommes qui trouvent du plaisir en exerçant la force sur leurs conjointes pour des raisons et motifs qui ne sont pas parfois nécessaires et nécessitent plutôt le dialogue et non la force.

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