RCA: l’opposition démocratique élargie répond aux dissidents participant au dialogue républicain

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Les membres de l'opposition démocratique élargie en conférence en mars 2022 @crédit photo Cyrille Yapendé

Par Cyrille YAPENDE

Bangui 4 avril 2022—(Ndjoni Sango) : L’opposition démocratique élargie, composée de la COD-2020, le MLPC et le patrie ont répondu le 2 avril 2022, au cours d’une conférence de presse, à leurs anciens amis qui ont refusé de boycotter le dialogue républicain.

L’opposition démocratique centrafricaine est actuellement divisée à cause de la tenue du dialogue républicain tenu le 21 au 27 mars 2022. L’appel au boycott de ces pourparlers n’est pas été suivi et respecté par certains leaders de l’opposition qui ont décidé de participer aux travaux de ce dialogue.

Le président du PNCN et ancien coordonnateur de la COD-2020, Cyriaque Gonda, a mis un accent particulier sur leur participation au dialogue républicain avec un résultat qu’il juge « positif » avec l’obtention de tous les points de revendications que l’opposition démocratique élargie avait porté audit dialogue. Lors de cette conférence, les opposants ayant pris au dialogue ont lancé des coups de gueule à leurs collègues qui refusent d’y participer.

La réponse ne se fait pas attendre, le porte-parole de l’opposition élargie, Me Nicolas Tiangaye, a dit qu’aucun parti ou individu ne peut prétendre la représenter aux travaux du dialogue, faute de mandat. « Les gesticulations d’agitateurs n’ayant aucune légitimité pour parler au nom de l’opposition démocratique au dialogue républicain n’engagent que leurs auteurs », a-t-il déclaré.

Les raisons de ce boycott par l’opposition élargie découlent du refus d’intégrer dans l’agenda et les documents de travail les thématiques « pertinentes » entre autres, l’inclusivité avec la participation des groupes armés protagonistes de la crise et responsables de l’insécurité généralisée dans le pays, les réformes structurantes des institutions républicaines notamment, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et la Cour constitutionnelle chargées de la gestion et de régulation des élections et la nécessité d’un accord politique sanctionnant un consensus national sur les recommandations et les résolutions avec effet exécutoire immédiat.

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