RCA: la question de révision de la constitution au centre d’un échange des centrales syndicales

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Une vue des participants et représentants des centrales syndicales sur la question de modification de constitution @crédit Ndjoni Sango

Par Fofito Mattas

Bangui 15 avril 2022— (Ndjoni Sango) : Plusieurs voix se font entendre ces derniers temps sur la révision de la Constitution du 30 mars 2016, jugée incompatible avec le contexte actuel de la République centrafricaine. Tel est le mobile d’un échange organisé le jeudi 14 avril à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, par les représentants des centrales syndicales pour recueillir les avis et les suggestions des uns et des autres. Cette rencontre a eu lieu dans la salle de conférence de.

Plusieurs problématiques continuent d’être posées sur les amendements de la Constitution du 16 mars 2016, qui pour certains a été faite et adoptée dans la précipitation sous l’influence des groupes armés, si bien que le contenu de cette Constitution ne cadre pas à ce que vivent les filles et fils du pays.

Vu les exigences à l’époque et la situation sécuritaire déplorable liées aux crises militaro-politiques, les autorités compétentes au régime de la transition ont conçu cette loi fondamentale pour faire asseoir l’autorité de l’Etat et installer les institutions républicaines.

La République centrafricaine n’est plus à l’époque de la transition, d’où nécessité de revoir le contenu de cette Constitution. Tel est l’objectif des multiples rencontres organisées par les différentes plateformes sur les éventuelles modifications autour de la Constitution. Lors de ces échanges, plusieurs avis, plaidoyers et consensus ont été dégagés permettant la révision de la loi mère de ce pays.

« La Constitution du 30 mars 2016 constitue un vide juridique et des points sombres qui méritent d’être modifiés telle est la raison de cette rencontre avec les responsables des centrales syndicales. Le dialogue républicain qui s’est tenu à Bangui du 21 au 27 mars 2022, a fait naître plus de 600 recommandations. Pour que ces suggestions soient adoptées, il faut les insérer dans la nouvelle dans la Constitution », a fait savoir Stan Doby Kokota Coordonnateur de l’ONG Tongolo Ti Bé-Africa.

« Il y’a des imperfections dans la vieille Constitution. Nous qui avions pris part à cette assise, on ne va pas décider à la place du peuple Centrafricain. C’est pourquoi, il est préférable de procéder par un référendum pour demander l’avis des Centrafricains sur cette présumée révision de la Constitution. Il y’a des années que les fonctionnaires travaillent sans avoir une amélioration au niveau salarial parce qu’il n’y’a pas d’argent pour le faire. Et même pour asseoir un Sénat cela nécessite aussi de l’argent. Ce sont là quelques motifs pour permettre à la révision de cette Constitution », a précisé Réginald Kossogue-Monsia, Secrétaire général de la Confédération des travailleurs de Centrafrique.

Rappelons également qu’il y’a déjà des pétitions qui ont été signées par plusieurs compatriotes dans l’arrière-pays ainsi que dans la capitale pour solliciter la modification de cette Constitution.

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