Par Alfred RONYS YEMETCHIPA
Bangui 27 octobre 2026 – (Ndjoni Sango): Face à l’intensification des précipitations en République centrafricaine, la prévention des inondations s’impose comme une priorité. Curage des caniveaux, lutte contre les constructions anarchiques et réhabilitation des ouvrages de drainage nécessitent une mobilisation citoyenne et un engagement accru des pouvoirs publics.
Dans plusieurs zones urbaines, l’accumulation des déchets et l’obstruction des caniveaux compromettent l’évacuation des eaux pluviales. Ces facteurs, conjugués aux fortes précipitations, accentuent les risques de stagnation et de débordement, exposant les populations à des dégâts matériels et à des conséquences sanitaires.
Le curage régulier des canaux constitue ainsi un geste préventif essentiel. Toutefois, cette responsabilité citoyenne doit s’accompagner d’une meilleure maîtrise de l’occupation des sols. Les constructions anarchiques dans les zones inondables ou sur les passages naturels des eaux perturbent le drainage et aggravent la vulnérabilité des habitations.
Au-delà des initiatives individuelles, les pouvoirs publics sont appelés à renforcer les infrastructures d’assainissement. Une évaluation technique des canaux d’évacuation permettrait d’identifier les points critiques et d’envisager, si nécessaire, leur réhabilitation, leur élargissement ou leur redimensionnement.
L’objectif est d’adapter les ouvrages aux besoins actuels et de mieux orienter les investissements vers les zones les plus exposées.
En République centrafricaine, la lutte contre les inondations ne peut reposer uniquement sur les citoyens ou les interventions gouvernementales. Elle exige une coordination entre l’État, les collectivités locales et les populations.
L’enjeu est désormais de passer d’une logique de réaction à une véritable culture de prévention, afin de protéger durablement les habitants et leurs biens face aux risques liés aux pluies diluviennes.









































