RCA: une démission collective des députés du « Patrie », un parti de l’opposition

0
148
Centrafrique-Crépin-Mboli-Goumba-Ndjoni-Sango
Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE @crédit photo Erick Ngaba

Par Cyrille YAPENDE

Bangui 15 avril 2022—(Ndjoni Sango): Le Parti Africaine pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE), un parti politique de l’opposition, continue d’enregistré des démissions de ses cadres. La dernière démission en date est celle des deux députés du parti qui ont annoncé une démission collective

Le 12 avril 2022, deux députés du Patrie, à savoir les députés Dieudonné Gbiatou de Rafaï et Eric Kpiodigui de Zemio, ont annoncé dans une note leur démission du parti. Suite à cette démission collective, les réactions n’ont pas tardé à se sentir dans le pays.

Les observateurs politiques, les internautes et les politiques donnent leur appréciation de cette démission marquée dans un contexte où l’opposition démocratique est divisée à la veille de la tenue du dialogue républicain.

Dans leur note, les deux démissionnaires annoncent avec une profonde désolation qu’ils déplorent le système de fonctionnement du management du bureau politique de leur parti. D’après eux, cette manière de fonctionner ne leur permet plus de continuer ensemble.

Dans un communiqué signé le 12 avril 2022, le Président du Patrie, Me Crépin Mboli-Goumba, a déclaré que « Le Patrie en appelle à toutes les forces vives de la nation pour tirer toutes les conséquences de ces agissements et laisser le MCU seul présenter des candidats, donner les résultats et mettre à genoux nos institutions », a-t-il dit.

Pour les proches du régime, ces multiples démissions démontrent à suffisance le manque de leadership des leaders de certains partis politiques de l’opposition qui poussent leurs députés et cadres à démissionner pour regagner la mouvance présidentielle.

Pour eux, le paysage politique centrafricain se reconfigure peu à peu avec l’arrivée de nouveaux hommes politiques et de jeunes partis politiques en quête de légitimité et d’assise sociale.

Cette position est balayée d’un revers de main par les opposants et certains observateurs politiques nationaux. « Démissionner de son parti politique dont on est redevable et en cours de mandat pour un autre parti politique nous interpelle sur le degré de conviction, la légitimité, la loyauté, le sens de l’engagement de ces élus pas comme les autres », a posté sur sa page Facebook, Franck Saragba, ancien député de la nation.

Cette énième démission intervient au moment où certains leaders de l’opposition ont décidé de boycotter le dialogue république du 21 au 27 mars à Bangui. Face à cette décision de boycott, une frange de l’opposition démocratique a quitté la coalition de l’opposition démocratique COD-2020 pour participer aux assises de ce dialogue.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires