La RCA sous sérum de l’aide financière internationale

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Hervé Ndoba ministre centrafricain des finances et du budget

EDITORIAL

Par Erick NGABA

Bangui 5 avril 2022—(Ndjoni Sango) : Les nouvelles ne sont les bonnes du côté des finances de la République centrafricaine, si l’on se tient aux révélations du ministre des finances, Hervé Ndoba, lors de la réunion de cabinet le mardi dernier. La RCA doit se serrer les coudes pour sortir de cette impasse économique.

« Nous devons compter sur l’effort de tout un chacun, pour sortir de cette situation, car, la situation de la trésorerie de l’Etat est très préoccupante », a martelé le ministre centrafricain des finances et du budget, au cours de la réunion de cabinet avec ses collaborateurs. Il a clairement indiqué que l’avenir parait très incertain pour les finances publiques et l’économie nationale.

Cet état des lieux des finances inquiétant est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement d’arriver à mettre en œuvre les politiques publiques. C’est un coup dur pour le budget de l’année en cours qui mérite d’être révisé afin de l’adapter au contexte actuel. C’est d’ailleurs ce qu’estime le ministre des finances et du budget. Car, d’après Hervé Ndoba, l’Etat centrafricain qui, en l’absence des financements extérieurs, n’est plus en mesure d’exécuter le budget initial de manière intégrale, d’où nécessité d’aller vers sa révision.

Même si les régies financières ont réalisé une bonne performance dépassant les prévisions des recettes au titre du premier trimestre 2022, les ressources financières mobilisées ne permettent pas de couvrir l’ensemble des charges de l’Etat et la poursuite des investissements dans les infrastructures sociales de base.

C’est pourquoi, le ministre des finances a exhorté ses collaborateurs à s’appuyer sur des leviers susceptibles d’accroître les recettes de l’Etat, seul moyen pour le moment de financer les politiques publiques.

Cette situation financière alarmante est du fait que les institutions financières de Breton de Woods comme le FMI et la Banque mondiale, ainsi que d’autres partenaires financiers traditionnels de la RCA, se sont résignés d’apporter leurs appuis au budget prévu par le gouvernement.

Chaque année, le gouvernement centrafricain présente un budget annuel dont la majeure partie est financée par les partenaires financiers internationaux. Cette fois-ci, c’est un calvaire que l’on veut faire vivre à la RCA.

Il est bien vrai que le monde entier traverse une crise économie. Mais, la question que l’on se demande est de savoir si la RCA doit payer les conséquences de sa nouvelle politique d’ouverture à tous les partenaires internationaux. Car, depuis que le pays a décidé de diversifier ses relations diplomaties pour s’ouvrir à d’autres puissances mondiales, des sanctions commencent à tomber et l’étau se resserre de plus au tour de lui.

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