RCA: « Mieux vaut associer la formation coranique à l’école moderne », Ahamat Déléris Rator, Président du CSIC

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Ahamat Déléris Rator, Président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui 8 septembre 2022—(Ndjoni Sango): Dans une interview accordée à la rédaction de Ndjoni Sango, le Président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, Ahamat Déléris Rator, a profité de cet entretien pour lancer un vibrant appel à ses frères de la communauté musulmane qui ne veulent pas inscrire leurs enfants à l’école au profit de l’enseignement coranique. Cet appel fait suite aux multiples constats relevés dans différents ménages des quartiers à majorité musulmane de Bangui.

La République centrafricaine est un pays laïc où les deux peuples issus de la même nation doivent vivre ensemble et partager des connaissances sur divers domaines. Dans la culture musulmane, les enfants doivent être inscrits dans une école coranique afin d’apprendre le Coran, le vivre saint et sacré des musulmans et ses écritures afin de connaître les bases fondamentales de cette religion.

Ces écoles coraniques se trouvent beaucoup plus dans les quartiers de PK5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. L’enseignement du Coran encore appelé le « Madrassa », qui se fait beaucoup plus le soir permet à ses apprenants d’apprendre non seulement la langue arabe mais également ses écritures.

Selon un sondage réalisé par les leaders communautaires religieux à l’exemple du Président par intérim du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, Ahamat Déléris Rator, certains parents préfèrent juste inscrire leurs enfants dans ces centres coraniques et s’en passer des autres connaissances qu’on apprend dans les écoles et les universités.

« En tant qu’un bon musulman, on doit connaître le Coran et appliquer ce qui est écrit à l’intérieur dans les différentes sourates. L’école coranique qu’on appelle le Madrassa est un lieu de formation où on nous apprenait et à nos enfants comment réciter les versets par cœur et autres connaissances. Mais de nos jours, il est préférable avec ce 21ème siècle que les enfants musulmans puissent découvrir aussi d’autres connaissances en dehors des siennes afin d’avoir d’autres bagages intellectuels », a souhaité Ahamat Déléris Rator, Président par intérim du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique.

« Il y’a des plusieurs centres linguistiques qui existent actuellement à Bangui où on apprend à parler les langues étrangères et même les écrire. Ceci est bénéfique pour nos enfants, c’est pourquoi, j’exhorte mes frères musulmans à envoyer massivement leurs enfants à l’école moderne afin qu’ils puissent avoir d’autres ouvertures et devenir des cadres de demain. Dans notre gouvernement, il y’a 12 ministres qui sont tous des musulmans. Alors, s’ils ont occupé ses postes de responsabilités ça veut dire qu’ils ont fait des études supérieures pour en arriver là », a-t-il conclu.

Certaines connaissances coraniques sont aussi enseignées dans les différentes mosquées de Bangui tous les vendredis de la semaine. Et ces écoles coraniques ont formé bon nombre des Imans qui sont aujourd’hui les dirigeants des lieux de prières qu’on appelle Mosquée.

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