RCA: les sociétés MOCAF-SUCAF transformées à des sociétés criminelles selon le coordonnateur de «Mbi Nga Zo »

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Rock-Baron Kounda-Gboumbi, Coordonnateur du Mouvement citoyen ‘’Mbi Nga Zo’’ à Bangui

Par Mamadou NGAÏNAM

Bangui 18 Janvier 2023—(Ndjoni Sango) : De la mauvaise qualité des boissons au financement des rebelles en passant par l’augmentation excessive des prix, la brasserie MOCAF et la société SUCAF se sont négativement illustrées comme des entreprises anti-citoyennes. Pour la République Centrafricaine qui est en train de se reconstruire petit-à-petit après des décennies de crises en tout genre, les efforts de paix et de reconstruction doivent être tous azimuts, et non pas que le pays entretienne des entreprises à l’antipode de la reconstruction.

Un esprit saint dans un corps sain, a-t-on l’habitude de dire. Mais, de la mauvaise qualité des boissons, alcoolisées ou non-alcoolisées, la brasserie MOCAF est en train de tuer les Centrafricains à petit feu et en silence. « La mauvaise qualité des boissons et autres produits dérivés de MOCAF provoquent des conséquences incalculables sur la santé de la population qui consomme ces boissons. Cela est à l’origine des maladies telles que la diarrhée, les maux de ventre, les maux de tête dont souffrent les consommateurs », a dénoncé M. Rock-Baron Kounda-Gboumbi, Coordonnateur du Mouvement citoyen ‘’Mbi Nga Zo’’.

Evidemment, il est très courant en Centrafrique que les consommateurs se plaignent qu’après la prise de deux ou trois bouteilles de Mocaf ou Castel, qu’ils aient mal à la tête ou mal au ventre, etc.

Les boissons non alcoolisées ne sont que de l’eau et du sucre. La montée de certaines maladies telles que la typhoïde, les troubles digestifs et cardiaques chez les consommateurs de ces boissons sont bel et bien les conséquences de la mauvaise qualité des boissons de MOCAF qui, détient jusqu’à ce jour, à elle seule le monopole de ce secteur. Faut-il souligner qu’au niveau des vendeurs dits ‘’Grossistes’’ et même dans les bars et caves centrafricains, l’on déplore la mauvaise qualité des boissons livrées par MOCAF.

Chose surprenante, la brasserie MOCAF, contrairement à la chute de la qualité de ses boissons, brille dans l’augmentation des prix de ses produits. « En dépit de cette situation, MOCAF ne cesse d’augmenter les prix. A chaque fois, ils augmentent les prix ; mais, la qualité est de plus en plus mauvaise », a précisé le Coordonnateur de ‘’Mbi Nga Zo’’.

Outre les conséquences sanitaires liées à la mauvaise qualité de leurs produits, MOCAF et aussi la SUCAF sont soupçonnées d’être les grands financeurs des rébellions en République Centrafricaine. « Le cas de Ngakobo a été très flagrant et a été très décrié et condamné par la population », a indiqué M. Rock-Baron Kounda-Gboumbi.

Pour le Coordonnateur de ‘’Mbi Nga Zo’’, tout porte à croire que le peuple centrafricain, en acceptant ces genres de sociétés sur son territoire, il est en train de financer son propre malheur. « En consommant une bouteille de MOCAF par jour, on finance la rébellion dans l’arrière-pays, on finance des exactions contre nos compatriotes sans pour autant le savoir. La consommation de la bière MOCAF est comme un crime que le Centrafricain commet sur lui-même », explique-t-il.

Devant cette situation, la résolution prise par le Coordonnateur du Mouvement ‘’Mbi Nga Zo’’ est toute simple : « il faut tout simplement arrêter avec la consommation de la bière MOCAF. Car, non seulement cela nous détruit du point de vue économique, mais et surtout cela nous détruit au plan sanitaire et plus grave au plan sécuritaire. Il n’y a pas la paix, la sécurité dans notre pays à cause de ces sociétés anti-citoyennes qui financent les rebelles et les bandits de tout genre ».

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